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| Asca Membre + / 5961 AW$
25/08/2010 17:35:09 Edité 2 fois. Dernière fois le 09-06-11 à 22:06:40 |
Où est-ce que j'ai foutu ce fichu répertoire...
*fouille* Mais c'est pas vrai ! Il est où ?!? è_é -BLAM-CLASH-CLING-KLUNG- Huh ? ... ... Et m**** le service de porcelaine ! (bah oui j'ai un service en porcelaine, si si Je m'occuperai de ça plus tard... Bon. *s'agenouille et refouille* Ah, c'est peut-être ça... *se relève* -SBLAM- Aiieeuuuuuh !!! Fichu coin de meuble !! *se ressaisit et regarde* Ah bah non c'est pas ça... x) *repose* Et p'is m****, je vais chercher les pages jaunes. ... Alors... AGMI... *feuillette* -SHLIF-SLAFF-TA- Put*** je me suis coupé ! *soupir* Bon, si je ne m'abuse... ça doit se trouver dans les A... §§Non sans blague ! §§ Gné ? Quelqu'un m'a parlé là ? ... Bon alors... Agence de voyage... tiens ça me changerait un peu ça... ... §§Sans rire, t'as du boulot là !§§ Encore ?! Mais... *soupir* bref, continuons... *feuillette* Assistance Sociale... ... (kwa ?! è_é) j'y suis presque... ah, voilà ! A-G-M-I ! Association des Game Masters Indépendants... Il y a une adresse... 2 rue du... Pouvoir... bah tiens, m'aurait étonné que ça soit autre chose... Mmmh, j'espère que c'est pas trop loin... Ah, c'est tout près... 99 999 GM-City ! Juste le temps de m'y rendre avec ce dossier... j'en ai bavé pour le faire... ... Ça y est, j'y suis ! C'est plutôt... miteux... ... ah, ils ont fait l'effort de mettre une sonnette... -DING... HONK- Ça fait un bruit de canard... oO ... ... ... Bon personne n'ouvre... Je retente pas la sonnette, hein. *entre* C'est petit... tiens tiens, il y a une pièce à côté... -Je peux vous aider ? *se retourne* -Ah euh... bonjour ^^' ... je viens pour faire partie de l'association et- -Faut préparer un RPG pour ça, mon gars. Et puis si tu peux faire des donations aussi... ça m'arrangerait... oO -Euh.. oui, oui (dingue ce type). Tenez, voici mon dossier... vous pouvez l'ouvrir ^^ ---------------------------------------------------------------------
Après cette brève introduction (mon humour est naze, c'est un fait), je vous présente la suite de la Brèche, la Brèche II : The Malefic Intrigues, (ça veut dire les menées maléfiques, bande de ploucs ^^'), qui sort 2 ans, jour pour jour (c'est fort, c'est très fort Pour ceux qui n'aurait pas compris, le livre est un lien caché. Mais sans plus attendre, je vous propose de vous asseoir confortablement et de siroter un... sirop et de lire tranquillement les pavés que je vous ai préparés. La première étape, c'est l'inscription et tous les détails se trouvent sur le forum. Je laisse un jour de battement à partir de maintenant et demain à la même heure, vous pourrez commencer à poster vos candidatures ici-même ! LES INSCRIPTIONS SONT OUVERTES TOUT LE TEMPS. CONTACTEZ-MOI PAR MSN. Donc prenez votre temps, rien ne presse et ce n'est pas parce que vous postez les premiers que vous serez obligatoirement choisis !! Lien direct vers la procédure pour l'inscription : Inscription Il y a un nombre maximum de participants que je n'ai pas fixé donc ne vous inquiétez pas si vous êtes le dernier à poster. Voilà en gros ce que je demande : J'espère que vous vous intéresserez au RPG sur toute sa durée même si c'est pas forcément facile (les tracas quotidiens, toussa...). Si vous avez des questions, des remarques, des demandes quelconques, vous pouvez me contacter soit via MSN (l'adresse est dans mon profil), par mail ou directement ici, sur ce topic. Sur ce, je vais me reposer un peu... Kwa ? J'ai tous les droits, je suis GM | ||||||||||||||||||||||
| sorasupreme Membre + / 13948 AW$
02/09/2010 14:15:36 Edité 1 fois. Dernière fois le 07-09-10 à 15:39:36 |
Isaac Bovrec naquit le 47e jour de la saison du Phénix en l’an 463, d’une famille suandile habitant à Forhiliel. D’après ce qu’on lui raconta, son accouchement se passa assez bien, excepté sur le fait qu’une fois sorti, il eut une sorte de coup de froid qui le laissa aux portes de la mort durant quelques heures. Heureusement pour lui, il ne passa pas de l’autre côté de la vie.
Il passa une enfance heureuse auprès de sa famille : son père, Piers, travaillait comme petit commerçant ; sa mère, Jenna, exerçait la fonction de fleuriste, laissant leurs quatre enfants, Sheba (trois ans de plus qu’Isaac), Reon (un an de moins), Rass (quatre ans de moins) et Isaac sous la surveillance d’une nourrice, puis d’une préceptrice une fois que Piers et Jenna les trouvaient assez âgés pour étudier. Leurs parents les prédestinaient tous les quatre à intégrer la même guilde qu’eux, les Disburg. Continuellement entouré d’autres enfants, Isaac se prêtait plus souvent à effectuer des taquineries à ses frères et soeur qu’à aider au soin de la maison. Cependant, Isaac fit des siennes, et bouleversa les habitudes familiales : âgé d’une douzaine d’années, celui-ci commença à montrer des talents envers la magie, une magie que les suandils n’aiment pas énormément : la magie du feu. Ceci se confirma quand elle échappa à son contrôle et qu’il fit brûler accidentellement le contenu de son assiette lors d’un repas à table. Ne souhaitant pas qu’il finisse par mettre involontairement le feu à leur maison, ses parents l’inscrirent à l’académie de magie la plus proche, où l’ambiance était bien plus austère qu’avec ses frères et sœur : il ne faisait qu’étudier la théorie, ses professeurs évitant de trop vouloir mettre en pratique ses capacités, le feu étant déconseillé dans des endroits où se trouve un peu trop de matériau inflammable…en particulier chez les suandils d’ailleurs, adorateurs des arbres. C’est d’ailleurs de tous ces moments passés à étudier dans le silence qu’il en devint plus ou moins grincheux, acariâtre et tout ce que vous voulez. Si son talent envers la magie était inné, il avait bien du mal dans tout ce qui concernait la partie théorique, ce qui n’aidait pas vraiment son caractère à s’améliorer. Heureusement pour lui (et sa famille accessoirement), ses professeurs réussirent bien vite à lui apprendre à canaliser sa magie, afin de ne pas la déclencher accidentellement. Cependant, le fait que les suandils n’aiment pas vraiment le feu incita le mage à être bien plus prudent qu’à l’accoutumée en ce qui concernait ses capacités. Les années suivantes se passèrent ainsi, jusqu’au jour où Isaac atteignit ses 17 ans, l’âge où il devait choisir une guilde. Si ses parents ne l’avaient pas vraiment conseillé, ils espéraient que leur enfant rejoigne Disburg également. L’intéressé fit tout autrement, décidant de rejoindre les Hemingels, réputés pour leur connaissance de la magie. En effet, durant ces années, Isaac avait eu le temps de réfléchir à ce qu’il voudrait faire plus tard, et souhaita s’immiscer plus profondément dans la magie. Et pour ce faire, quoi de mieux que choisir la guilde comprenant le plus d’adeptes magiques ? Bref, son choix étant fait, celui-ci se mit à étudier davantage (et à être encore plus grognon mais ça ce n’est qu’un détail), jusqu’à ce qu’il pense avoir finalement assimilé la théorie, à l’âge de 21 ans et des poussières, à la fin du Colosse de l’an 484. Mais sans la pratique, la théorie ne sert pas vraiment…De plus, la magie du feu étant dangereuse en général dans ce pays, son utilisation était relativement restreinte. Il se résigna à quitter sa famille, chez qui il vivait encore jusque là, afin de rejoindre le quartier général de sa guilde, où il pourrait utiliser correctement ses talents. Les adieux furent douloureux, car même si le reste de sa famille était resté chez les Disburg, ils l’aimaient encore profondément. C’est ainsi qu’Isaac se mit en marche au début du Scion de l’année 485, avec pour destination le quartier général des Hemingels. Si le voyage se déroula sans vraiment d’anicroches, il fut éprouvant physiquement pour le jeune mage pas vraiment habitué à marcher toute la journée, et moralement, car en étant seul ce n’est pas très agréable non plus. Mais il put découvrir (ou redécouvrir pour certains) les magnifiques paysages de son pays pendant la vingtaine de jours que dura le trajet. Une fois arrivé, l’aventure commence… Fort de ses 171 cm et 65 kg, Isaac porte une cape orange-rouge, symbole de son appartenance à la magie du feu, découvrant ses cheveux blonds et son visage doté de yeux marrons, bien que cela ne change pas grand-chose, étant donné qu’il n’exprime que peu ses sentiments. La cape cache le dos d’une tunique bleue claire. Le tout est accompagné d’un legging d’un bleu un peu plus soutenu, et de bottes de marche en cuir tout ce qu’il y a de plus banal. Il est également armé d’un bâton avec lequel il est censé canaliser sa magie. Cependant, en ce qui concerne son caractère, autant dire qu’il a hérité de celui, irascible, de son père, et qu’il n’a pas non plus acquis la patience de sa mère. Pessimiste au possible, Isaac n’hésite pas à imaginer les pires scénarios possibles selon ce qu’il est en train de faire (ce qui se résume généralement par « ON VA TOUS MOURIR !!! » très souvent ^^). Il n’a pas appris la galanterie et seulement à peu près la politesse…qu’il n’utilise pas forcément d’ailleurs. Notes : -Etant plus ou moins aquaphobe tant que c’est une assez vaste étendue d’eau (bah pour un mage de feu…), Isaac ne sait pas nager. -Il a appris à lire et écrire lors de sa jeunesse. -Il connaît les rudiments de la monte mais pas vraiment plus. -Sa couleur préférée c’est le bleu (ah bon d’accord…) Et pendant qu’on y est…voici le sprite (merci Jéha) :
Et pour la musique de combat, je te file le nom, je te la passerai sur MSN si besoin : Super Smash Bros Brawl – Mother 3 – Porky’s Theme Pour la musique hors combat j'ai pas encore pu me décider...au pire je rechercherai si tu comptes l'utiliser. PS : désolé de pas développer le caractère autant que ça mais perso je trouve que ça se construit principalement pendant le rpg…(et puis bon je fais ça un peu en catastrophe aussi xD)
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| Salamandar Équipe du site / 42649 AW$
02/09/2010 16:40:08 Edité 6 fois. Dernière fois le 05-09-10 à 18:01:36 |
Résumé :
Biographie : Si vous êtes en train de lire ces lignes, c’est que mon court passage en ce monde est terminé, ou que les circonstances ont fait que mon départ de ces lieux fut quelque peu précipité, me faisant oublier ce précieux manuscrit. Je vois déjà un sourire dessiné sur votre visage, mais ne vous emballez pas trop vite. Ce livre n’a réellement d’intérêt et de valeur que pour son auteur. Pour vous, illustre inconnu, ce livre vous amusera tout au plus quelques heures, le temps que vous lisiez cette histoire… mon histoire ! Vous vous demandez sans doute pourquoi je m’adresse directement à vous alors que ce livre ne vous est a priori pas destiné. La réponse est d’une simplicité évidente : un livre survit la plupart du temps à son auteur. Il me semblait donc raisonnable de considérer l’hypothèse que d’autres mains que les miennes puissent effleurer ses pages. Vous devez également vous dire que je ne suis qu’un individu parmi tant d’autres cherchant à tout prix à laisser une trace de son passage ici bas. Vous avez peut-être raison, ou peut-être pas. Pour tout vous avouer, je ne saurais vous dire ce qui me pousse à écrire ce livre. Et très franchement, cela m’importe peu. Maintenant que toutes vos questions ont trouvées une réponse, je vais vous compter mon histoire. Je me nomme Siegfried Schwarzsturm et j’ai actuellement eu l’occasion d’assister à 22 Phénix. Je ne suis qu’un humble mercenaire travaillant pour le plus offrant afin de m’offrir de quoi me sustenter et me loger. A l’heure actuelle, je suis ce que les autres mercenaires appellent un bleu puisque je n’ai que quelques missions à mon actif. Mais, contrairement à la plupart de mes confrères, je ne travaille jamais seul, mais je vous expliquerai cela un peu plus tard. Pour l’heure, je suis sûr que vous vous demandez pourquoi je suis devenu ce que tant de gens dénigrent (même si d’autres profitent de leurs services pour régler quelques uns de leurs problèmes contre quelques pièces). Et si vous vous en moquez éperdument, vous n’avez plus qu’à reposer ce livre là où vous l’avez trouvé ! Vous êtes encore là ? Parfait. Je vais à présent vous conter mon enfance, prélude de mon entrée dans le monde cruel et impitoyable du mercenariat. Je suis donc né en l’an 462, plus précisément le 23ème jour du Phénix, à Falagerl, petit village du vallon de la fougère. Mon père, qui se prénommait Helmut, était soldat dans l’armée suandile alors que ma mère, qui quant à elle s’appelait Franziska, restait à la maison pour s’occuper de mes frères et de moi-même, chose assez répandue d’après ce que j’ai pu voir. Le lecteur avisé aura remarqué que j’ai utilisé le passé pour parler de mon père. En effet, ce dernier est mort en mission alors que je n’étais âgé que de 2 ans, ce qui explique que je ne me souviens pas vraiment de lui. J’aurais souhaité détailler un peu plus les circonstances de sa mort mais la mission qu’il effectuait à ce moment là était considérée comme secrète. Nous n’avons donc – et nous n’aurons jamais – d’explications au sujet de sa disparition. Quant à ma mère, il n’y a pas grand-chose à dire. Elle était plutôt grande (pour une femme), brune aux yeux marrons (tout comme moi, on voit d’où je viens) et sa silhouette avait bien supporté le poids des ans et des enfants, même si elle ne cessait de répéter le contraire. Son visage exprimait toute la gentillesse du monde, gentillesse qui s’exprimait à travers la moindre de ses paroles et de ses actes. Sa seule préoccupation était de nos rendre heureux, moi et mes deux frères, et ce malgré le peu de moyens dont elle disposait. Après la mort de mon père, elle se mit au service de l’exploitant le plus important du village afin de pouvoir nous payer de quoi vivre. Mes frères, pour leur part, tentèrent d’aider ma mère tout en tentant de concilier leurs désirs personnels. Ludwig, l’ainé de la fratrie, désirait suivre les traces de son père, chose assez courant, surtout lorsque ledit père est mort durant l’exercice de ses fonctions. C’est ainsi que, 4 ans après la mort de notre père, ses 16 ans lui permettait de rejoindre l’académie de Fort Escalan qui ferait de lui l’une des plus fines lames de tout le pays (c’est ce que disait le recruteur en tout cas). C’est ainsi qu’il partit de la maison, laissant ma mère seule avec Klaus (mon autre frère) ainsi que moi-même, à présent âgé de 6 ans (je félicite les acharnés de calculs qui avaient deviné mon âge). C’est à ce moment là que Klaus décida de rejoindre ma mère aux champs afin d’améliorer nos conditions de vie. Malgré ses 12 ans, l’exploitant fut ravi de mettre la main sur deux bras de plus, d’autant plus que son jeune âge ne pouvait mériter qu’un salaire tout aussi petit. Et c’est dans cet environnement que se termina mon enfance. Je passais la plupart de mes journées seul, à vadrouiller au sein du village ou dans les champs environnants, alors que je passais mes soirées avec ma mère et mon frère autour d’un repas plus que correct et de jeux. Ce quotidien était plus que banal mais suffisait amplement à mon bonheur. Mais c’est pourtant durant l’une de ses journées si ordinaires que les événements prirent mon destin à contre-pied. Ce jour là, je faisais le tour du village lorsque je fus percuté violemment par quelqu’un qui semblait visiblement trop pressé pour voir qu’il venait de shooter un gosse de 14 ans. A moitié dans les vapes, je pus quand même sentir mon corps se laisser soulever tel un vieux fétu de pailles (je n’étais pas bien lourd à l’époque) avant d’être posé plus ou moins délicatement sur mes deux jambes. Lorsque mes yeux décidèrent de refonctionner normalement (le choc fut si violent que ma vision était plus qu’approximative), je pus apercevoir un individu immense entièrement recouvert d’une armure non moins immense. Je me souviens qu’à l’époque je m’étais demandé si l’être se cachant en dessous était humain, tellement son armure me semblait impossible à porter pour quelqu’un de normalement constitué. J’eus à peine le temps de décocher un banal « merci » que le surhomme en armure avait déjà repris sa course. Pris d’un sentiment aussi soudain qu’indescriptible (même si maintenant je me dis que j’étais en totale admiration face à cet être sorti de nulle part), je me mis à poursuivre mon bienfaiteur, même si j’eus toutes les peines du monde à le garder dans mon champ de vision, car il courrait vite le bougre ! Après quelques minutes qui furent parmi les plus intenses de ma vie, et j’exagère à peine, le fuyard fut rattrapé par son poursuivant. Le voleur, puisque qu’il en s’agissait bel et bien d’un, semblait presque satisfait d’être acculé par un colosse en armure. Je compris mieux cette mine réjouie lorsque j’aperçus 3 individus sortir des bosquets environnants. C’était un piège ! Mais le mercenaire, puisqu’il s’avérait que mon sauveur s’était lancé dans le mercenariat, ne fut point déconcerté par la soudaine multiplication de son nombre d’adversaires par 4. Au contraire, il en semblait plutôt réjoui, comme si ce petit imprévu allait justement lui dégourdir les muscles… Ce fut un véritable massacre… pour les voleurs ! Leur trop grande confiance combinée aux talents du mercenaire eurent vite raison d’eux. Sans sourciller, ce dernier frappa violemment le fuyard avant qu’il ne put bouger le petit doigt. Il enchaîna par un cri de guerre si puissant qu’il surprit l’un des voleurs qui ne put esquiver le javelot que l’homme en armure lui lança, le blessant à l’aine (et le mettant hors d’état de nuire sans le tuer). Le troisième tenta bien de le poignarder pendant qu’il s’occupait de son comparse, mais sa malhabileté et l’épaisse armure du mercenaire fit que le lame ripa sur cette dernière, causant une simple griffe facilement réparable. Craignant une farouche riposte, le voleur prit ses jambes à son coup, suivit de près par le dernier larron. Le vaincu saisit sa proie, le cogna une nouvelle fois, sûrement pour éviter qu’elle ne reprenne conscience pendant le trajet, et l’emporta comme un vulgaire sac de farine (par-dessus l’épaule pour ceux qui ne le savent pas). Une fois de retour à Falagerl (je me suis permis de continuer ma « filature »), il reçut une récompense, plus qu’honorable pour si petit village, pour la capture de ce voleur qui sévissait dans la région depuis quelques décades en toute impunité. En y réfléchissant bien, je ne pourrais dire si ce mercenaire était réellement talentueux ou si ces voleurs étaient tellement incompétents qu’ils auraient pu faire passer le premier venu pour un héros, mais en tout cas, c’est ce combat qui m’a donné ma véritable raison d’être : le mercenariat. De retour chez moi, puisque voir le surhomme en armure dépenser une partie de son argent récemment acquis à la taverne du coin ne m’intéressait guère, je n’avais qu’une hâte : reproduire de quelque façon que ce soit l’arme de ce héros d’un jour. C’est dans cette optique que je me mis à tailler frénétiquement une pierre trouvée non loin de chez moi afin qu’elle adopte la forme d’un fer de lance, fer que j’eus vite fait de fixer d’une manière fort artisanale à une branche ressemblant approximativement à une hampe. Une fois cette lance de fortune réalisée, je pus m’entraîner au maniement de cette nouvelle arme, au grand dam de ma mère qui imaginait déjà son cadet suivre les traces de son père… et peut-être sa fin. Ce petit manège dura bien quelques décades, décades pendant lesquelles je maniais la lance avec autant de dextérité et de charisme qu’un poulpe asthmatique, jusqu’au jour où un milicien passant par là décida de me prendre sous son aile. Avait-il décelé en moi un quelconque talent ou avait-il été pris de pitié devant ma piètre prestation ? Nul ne le sait. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il dû faire des pieds et des mains pour réussir à convaincre ma mère de me laisser l’accompagner au bout de nombreuses heures que je ne détaillerai pas ici puisqu’elles n’ont pour seul intérêt de montrer que ma mère pouvait se révéler des plus têtues. Même si je ressentais un léger pincement au cœur à l’idée de quitter ma mère ainsi que mon grand frère, celui-ci semblait s’évanouir dès que je me mettais à songer aux nombreuses et palpitantes aventures que j’allais vivre au cours de ce fantastique voyage. Mais le début de ce voyage ne fut pas aussi épique que je l’avais escompté. Notre première destination fut Olendror, petit village situé à moins de trois lieux de Falagerl. Bien que plus fréquenté que mon village natal, de part son emplacement qui fait de lui le dernier village avant les Pics d’ambre, Olendror était relativement calme. Les brigands en tout genre se faisaient plutôt rares et les miliciens faisaient plus office de cartes interactives que de protecteurs de la veuve et de l’orphelin. Je pourrais m’amuser à vous raconter ces quelques années passées avec ce cher milicien, qui pour information se nommait Francis Koh, mais le reste du voyage fut aussi calme que notre court passage à Olendror. Heureusement, mon professeur maniait la lance comme peu de ses congénères et profita de nos nombreux moment de répit (et « nombreux » est un euphémisme) pour me faire part de ses nombreuses connaissances en ce domaine. Il en profita également pour m’inculquer les bases de la milice, tells que la nage, l’équitation, la survie en milieu hostile, la filature et l’appréhension de suspects. Et c ‘est ainsi que, seulement trois ans après mon départ, Francis m’annonça qu’il m’avait enseigné toutes les ficelles du métier (sans que je ne puisse pour autant les tester dans des conditions réelles) et qu’il me restait une tâche à réaliser, et non des moindres. En effet, la fin de mon entraînement coïncida (à quelques jours près) à mon 17ème anniversaire. Or, à cet âge, tous les suandils doivent choisir la guilde qu’ils serviront jusqu’à leur mort. Pour ma part, ma mère n’attachait que peu d’importance à ce concept de guilde et mon père, même s’il était beaucoup plus à cheval à ce sujet, n’avait pas eu le temps de m’en parler. Et c’est pour cette raison que je rejoignis sans trop me poser de questions la même guilde que mon professeur, Luterdis, qui n’était autre que la faction la plus importante de tout le pays. Après plusieurs décades d’enseignements divers et variés, Francis me conseilla vivement de m’inscrire à la milice d’Olendror (puisque, par le plus grand des hasards, mon voyage se termina là où il avait débuté). Mais ces quelques années passées au sein de la milice suandile n’avaient pas réussies à altérer mon obsession pour le mercenariat. Depuis le début de mon périple, toutes mes pensées étaient tournées vers le demi-dieu en armure que je rêvais d’égaler depuis le jour où mon chemin croisa le sien. Francis, bien que chagriné par mon refus, comprit qu’il ne pouvait rien face à une telle idée fixe. Et c’est le cœur gros que je fis mes premiers pas sans Francis Koh... Mais mon ancien maître ne me laissa pas repartir les mains vides puisqu’il me laissa partir avec mon équipement d’apprenti milicien (alors qu’il est plutôt d’usage de le restituer lorsque l’on quitte la profession), de l’argent et des provisions (de quoi tenir quelques jours), et, plus important encore, l’adresse d’une de ces connaissances qui, selon lui, aurait bien besoin de louer les services d’un mercenaire. Par chance, ce dernier résidait à Olendror et je n’eus donc qu’à traverser la ville pour me rendre chez lui. Lorsque je lui annonçai que je venais de la part de Francis Koh, le vieillard qui, jusque là, semblait avoir quelques difficultés à tenir sur ses jambes, malgré l’aide de sa canne, sauta littéralement de joie. Il m’expliqua qu’il avait grandement besoin de divers ingrédients que l’on trouve dans les environs mais que sa santé actuelle ne lui permettait pas de s’y rendre lui-même. Il avait bien demandé l’aide des miliciens de la cité, mais ces derniers lui répondirent qu’ils avaient autre chose à faire, comme par exemple… euh… indiquer leur route aux passants égarés. Il avait donc décidé de se tourner vers les mercenaire mais il déchanta bien vite lorsqu’il s’aperçut de ses maigres économies ne lui permettait de ne s’offrir que les moqueries de ces derniers. Et c’est ainsi qu’il me confia la liste des quelques herbes et caillasses que je devais glaner non loin des Pics d’ambre. Pour tout vous avouer, même un enfant aurait pu réussir cette mission, mais je ne m’en plaignis pas puisque je me disais que c’était toujours mieux que rien. Trois heures à peine (trajets compris) suffirent amplement à accomplir cette première tâche et c’est ainsi que je reçus mon premier tribut en tant que mercenaire. Et c’est ainsi que, de fil en aiguille, mon périple me mena à Digolith, modeste village qui mit fin à une escorte de charriote des plus… ennuyeuses. Je pourrais vous conter en détail cette histoire, ainsi que bien d’autres, telles que la cueillette aux champignons au beau milieu de l’immense Vallée des Hautes Herbes ou la traque d’un gamin fugueur à travers les tumultueux Pics d’ambre, mais ces histoires sont si peu intéressantes qu’elles ne feraient qu’engluer mon récit encore loin d’être terminé. C’est pour cette raison que j’ai décidé de vous épargner cette année des plus futiles qui me dégoûta presque du mercenariat. Oui, vous avez bien lu. Il fut une époque où je me demandais si j’étais fait pour être mercenaire. Il fut une époque où parcourir plaines, forêts et montagnes à la recherche de quelques mauvaises herbes et gravillons ne m’amusait plus du tout. Et une nouvelle fois, la chance décida de me sourire en me proposant une alternative : un poste de garde du corps à plein temps. Cette chance se matérialisa sous les traits de Jean Vepluce, un petit bourgeois résidant aux alentours de Digolith. Ce gentilhomme avait pour particulier d’être des plus méfiants, à la limite de la paranoïa. Sa folie le poussait à s’entourer de gardes du corps plus ou moins habiles, tout en sachant qu’il devait éviter d’en choisir de trop talentueux, puisque le talent entraîne la cupidité, cupidité qui peut à son tour conduire à sa mort un peu trop prématurément à son goût… Las de ma condition de mercenaire, je me rendis au manoir de Sieur Vepluce, histoire de tenter ma chance. Le hasard voulut que je corresponde aux critères de sélection, du moins c’est ce que m’avouèrent les recruteurs, sans toutefois entrer dans les détails. Ce jour marqua mon entrée dans le monde la protection rapprochée. Mais cette vie ne me convenait pas elle non plus (vous devez sans doute vous dire que ce cher Siegfried n’aime rien, et vous auriez peut-être raison). Je ne me faisais pas à l’idée de devoir suivre les ordres d’un « supérieur », surtout lorsque ce dernier confond sa garde personnelle avec ses domestiques ! C’est ainsi que, deux ans à peine après mon arrivée, je claquai la porte du domaine Vepluce. Bien que la cueillette et le minage n’étaient pas ma tasse de thé, je me remis au mercenariat, car être son propre patron se révélait être ma raison d’être. Je pouvais également décider des missions que je choisissais d’accomplir (même si pour le moment, je prenais surtout ce qui venait) et je pouvais négocier mes services (même si ce n’était pas mon point fort), et cela me convenait parfaitement. Et c’est comme ça que je décrochai un nouveau contrat. Il s’agissait d’une escorte tout ce qu’il y a de plus banale, sauf que la rémunération était, quant à elle, plus qu’alléchante. C’était presque trop beau pour que je puisse laisser passer une telle occasion ! Je me suis donc empressé de contacter le commanditaire qui, à son tour, s’empressa de m’engager. Je devais donc escorter ce marchand plus que généreux jusqu’à Pontmirail, ville pouvant accueillir ses marchandises, marchandises qu’il refusa de me montrer, prétextant qu’elles ne supportaient pas la lumière et qu’entrouvrir leur contenant suffirait à rendre leur valeur extrêmement proche de zéro . Sur le moment, cela n’avait nullement attiré mon attention, mais si j’avais su… Tout se déroulait parfaitement, jusqu’au moment où notre convoi fut stoppé par une patrouille osvaldienne. C’était un simple contrôle de routine, comme il y en a des centaines chaque jour, sauf que ce dernier ne se déroula pas exactement comme je l’avais espéré… Pour faire simple, il s’avéra que la marchandise que nous transportions n’était pas des plus… licites. C’est pourquoi mon commanditaire ainsi que votre serviteur furent prestement jeté en prison, et mes supplications ne changèrent rien. J’avais beau clamer mon innocente et mon ignorance relative au contenu des caisses que nous transportions, rien n’y fit. Mon procès fut rapidement achevé et ma nouvelle demeure faisait un peu plus de 4m², charges comprises. Je ne sais pas pour vous mais, personnellement, à part mener une réflexion rétroactive sur le sens de la vie et sur les actes qui ont contribué à notre arrivée ici, on s’ennuie ferme en prison ! C’est ce qui m’a le plus frappé lors de mon « court » séjour là bas. Et encore, je n’étais pas vraiment à plaindre. Ma vie était plutôt calme lorsque je la comparais à celles des individus détenus pour des méfaits bien plus graves qu’un bête recel sans réel intérêt. Mais cette relative tranquillité ne me faisait pas oublier le fait que j’étais innocent… tout du moins les premières décades. Mais là bas, personne ne t’écoute, et la lassitude (ainsi que les extinctions de voix) se remet vite à ta place, où tu attends patiemment la fin de ta peine. Et pourtant, deux saisons après mon arrivée, mon appel fut entendu. Mon commanditaire d’un jour, sans raison apparente, décida d’avouer que je n’étais qu’ « un simple mercenaire trop stupide pour me rendre compte que je participais à de la contrebande » (fin de citation). On m’annonça donc que je serai libéré… dès que l’on retrouvera mon dossier, perdu au milieu de l’immensité bureaucratique. Les recherches prirent une saison entière, ce qui ramène à trois saisons mon passage par la case prison et qui, accessoirement, me dégoûta à vie de la bureaucratie. Mais ce triste épisode eut d’autres conséquences, tant sur mon aspect que sur ma personnalité. En effet, mon séjour à la prison de Pontmirail me priva de lumière pendant trois longues saisons, ce qui provoqua un blanchissement de mon teint, sans pour autant que je ne ressemble à un cadavre ambulant, ainsi qu’une hypersensibilité à la lumière, même si cette dernière ne fut que passagère. De plus, toute cette histoire contribua à aiguiser ma méfiance, pour éviter de me refaire piéger aussi bêtement, et ne participa pas au développement de mon altruisme, bien au contraire. Et c’est ainsi que je fis mes premiers pas en tant qu’homme nouvellement libre… et totalement rouillé ! Mais cela ne m’empêcha pas pour autant de reprendre ma carrière de mercenaire, bien au contraire. Une nouvelle fois, j’ai décidé d’occulter les quelques missions que j’ai pu réalisées à Pontmirail, de part leur manque certain d’intérêt. Ce fut un an après ma sortie de prison que mon destin bascula de nouveau. Mes pérégrinations m’avaient conduit non loin de Gobnatio, petit village situé non loin du Beldasir. Depuis quelques temps, le village subissait les assauts de bandits qui pillaient impunément les environs et les habitants étaient excédés par la nonchalance de la milice locale qui ne daignait pas bouger le petit doigt. Tout cela faisait d’Gobnatio une place de choix pour tous les mercenaires dans mon genre, mercenaires chaleureusement accueillis par la populace qui était prête à débourser quelques quints pour pouvoir enfin se débarrasser de cette nuisance qui leur causait tant de tracas depuis ces derniers temps. Et qui plus est, il s’avérait que l’un de mes anciens clients, aussi ennuyeuse fut sa mission, me donna l’adresse de son frère résidant à Gobnatio et qui, visiblement, requérait l’aide d’un mercenaire et qui ne fonctionnait que par le biais de recommandations. C’est donc plutôt confiant que je me rendis à l’adresse indiquée et ce fut le portrait craché dudit client qui m’ouvrit (pour ne pas dire son frère jumeau). Ce dernier m’expliqua que les bandits lui avaient dérobé un objet des plus précieux, objet qu’il n’aimerait pas voir entre les mains de la milice, si cette dernière se décidait à intervenir. Il ajouta qu’il avait recueilli de nombreuses informations sur la localisation de la planque des bandits, même si cela lui avait coûté plusieurs quindecs, ce qui, m’avoua-t-il entre deux gorgées de vin, rien par rapport à ce que valait l’objet qui tenait tant à récupérer. Il n’oublia pas de préciser qu’il tenait inutile de penser ne serait-ce qu’une seule seconde s’emparer de l’objet pour mon propre compte. En effet, il me dit que j’étais très loin (mais vraiment très très loin) d’avoir les connaissances nécessaires pour pouvoir manier cet artéfact et qu’il était pratiquement impossible de le revendre, de part sa nature quelque peu… démonique facilement identifiable pour les connaisseurs. Voyant mon regard interloqué, il ajouta que je ne courais aucun risque, tant que l’objet en question n’était pas activé. Pour finir, il m’indiqua de source quasiment sûre que la milice, sous la pression de plus en plus forte des habitants, allait d’ici peu s’occuper de cette affaire. Et s’il avait mis quelques temps à localiser les bandits, l’armée y arriverait sans doute au bout de quelques jours, vu les moyens dont elle dispose. Il fallait dont se dépêcher et me mettre en route dès le lendemain, histoire d’arriver le plus rapidement possible aux environs de la planque. Il me conseilla également de faire escale à Auglois et d’en profiter pour repérer les lieux, soit disant pare que ce village jouerait un rôle capital pour l’achèvement de la mission. Très franchement, cette mission me paraissait encore plus étrange que celle qui me conduisit directement en prison. Mais, comment dire, je « sentais » que tout allait bien se dérouler, même si cela peut paraître totalement stupide, je dois bien le reconnaître. De plus, le frère de ce probable futur client avait été des plus réglo, ce qui était, pour ma part, un gage de confiance. Et c’est ainsi que, malgré tous les risques que cela pouvait comporter, j’acceptai la mission et me mis prestement en route. Au bout de trois jours de marche soutenue, j’atteignis Auglois où je pus passer une nuit bien plus agréable que les deux précédentes où je me suis contenté d’un simple duvet à la belle étoile. Dès l’aube, je repris la route en direction des montagnes situées au Nord d’Auglois. D’après mon client, les bandits s’étaient réfugiés dans d’anciennes galeries, abandonnées depuis des lustres. Il m’avait également fourni un plan sur lequel était indiqué l’entrée d’une pseudo-entrée secrète qui, toujours selon lui, devait être inconnue de tous, bandits inclus. Et c’est ainsi que j’atteignis ladite entrée la nuit tombée, ce qui, très franchement, m’importait peu, puisque cette entrée fut déserte, comme prévue. Cette dernière laissa vite place à un long et obscur couloir qui, sans l’assistance de la torche que m’avait conseillé d’amener mon client qui, décidément, avait pensé à tout, aurait tout simplement était infranchissable. Personnellement, la prison de Pontmirail avait réussi à me dégoûter des espaces clos, et je fus donc bien heureux d’atteindre enfin le bout de ce tunnel interminable. La planque en elle-même n’avait rien d’originale. C’était tout simplement une vieille mine que l’on avait ornée de torches, histoire de ne pas se perdre dans l’obscurité qui régnait habituellement dans ce genre de lieu. Mais ces torches facilitèrent grandement mes recherches puisqu’il me suffisait de les suivre pour sans doute trouver ce que je cherchais. Tout allait pour le mieux jusqu’au moment où mon pied entra en collision avec un objet non identifié. Et quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis que ce qui avait probablement fait doubler mon pied de volume n’était autre que l’objet que j’étais venu récupérer ! Mais pourquoi diable ont-ils laissé traîner un tel objet par terre, au milieu de nulle part ? Quoi que, en réalité, cet objet n’avait rien d’exceptionnel pour un néophyte. Pour ma part, il s’agissait juste d’un simple crâne qui semblait doré mais qui, lorsqu’on l’étudiait plus attentivement, avait tout bêtement jauni. Sa seule particularité, et c’est ce qui me permis de le reconnaître, était l’énorme fissure qui semblait diviser ledit crâne en deux, comme si l’on avait tenté de le trancher en deux, sans pour autant y être parvenu. Ni une, ni deux, je glissai le soit disant « précieux artefact » dans ma besace et décidai de continuer mon escapade, histoire de voir s’il n’y avait pas quelques objets à glaner (autant profiter de ma présence pour arrondir mes fins de mois). Mais cette planque comportait autant de trésors que de sentinelles… Du moins, c’est ce que je pensais jusqu’à que l’une d’entre elles me rentra dans le lard, manquant de peu de me faire trébucher ! Quelque peu surpris sur le coup, je parvins néanmoins à reprendre rapidement mes esprits et à chasser le malotru d’un bon coup de pied. Ce dernier n’opposa aucune résistance, ce qui m’inquiéta… jusqu’à ce que j’aperçoive un deuxième individu qui ne ressemblait à rien au premier. Mon cerveau mit quelques secondes à comprendre que cet épéiste (puisqu’il portait une épée) avait les mêmes intentions que moi et qu’il avait du s’occuper du garde qui est venu s’échouer sur ma modeste personne. Pendant ce temps, mon vis-à-vis semblait me dévisager, comme si j’étais pour lui un monstre sorti de nulle part… ou peut-être qu’il avait tout comme moi du mal à connecter les quelques neurones qu’il lui restait ? Mais un hurlement vint déchirer le calme ambiant. Visiblement, la milice avait décidé d’agir et semblait vouloir passer par la grande porte. Je n’avais probablement que peu de temps avant qu’elle n’arrive à notre rencontre, et comme je n’avais pas spécialement envie de subir une nouvelle erreur judiciaire, je pris mes jambes à mon cou. Heureusement, il me suffisait de rebrousser chemin et de parcourir en sens inverse le long et sinueux tunnel pour me mettre en lieux sûrs. Ce que je fis si rapidement que j’en fus le premier (et le seul, en fait) surpris. Comme quoi, la peur donne bel et bien des ailes… Je rejoignis rapidement Auglois où je pris une bonne nuit de sommeil bien méritée. Le lendemain, j’étais sur le point de quitter la ville lorsque je suis tombé nez à nez avec… mon client du moment ! Lui ne semblait pas du tout surpris de me voir et me demanda le plus naturellement du monde si j’avais réussi à lui rapporter ce qu’il désirait. Reprenant tant bien que mal mon souffle, je lui tendis péniblement l’objet tant attendu. Ses yeux s’illuminèrent et il me remercia du plus profond de son cœur avant de me tendre une bourse contenant la récompense promise. Avant de partir, il me conseilla d’aller me détendre un peu à l’auberge du coin, car je l’avais bien mérité. Cette perspective me séduisit, d’autant plus que je venais d’achever la mission la plus intéressante de ma jeune carrière de mercenaire. Et c’est ainsi que je franchis la porte de l’auberge, d’humeur plutôt guillerette avant d’ôter mon casque… et d’apercevoir l’épéiste de la veille ! Ce dernier semblait plutôt… déprimé et il semblait tenter de noyer son chagrin dans l’alcool, un verre de vin pour être plus précis qui, soit dit au passage, n’est pas ma boisson préférée. Dans un élan de générosité plutôt inhabituel, mais qui pouvait s’expliquer par l’heureux dénouement de ma précédente mission, que je me suis assis à sa table, histoire de lui demander ce qui le poussait à avoir une tête aussi déconfite. Sa première réaction fut de me fixer bêtement, un peu comme il l’avait fait la veille, avant de me dire qu’il n’avait pas de raison d’être particulièrement joyeux. Après un court silence, il me demanda en quoi cela pouvait m’intéresser. Je lui répondis que j’étais de nature curieuse et que son attitude actuelle tranchait par rapport à celle de la veille. Tout en gardant sa petite mine de chien battu, il me répondit qu’il n’avait pas réussi à réussir la mission qui l’avait emmené dans la planque des bandits la veille, et que, voyant mon humeur, cela ne devait pas être mon cas. Il en profita pour me proposer un verre, chose que je lui ai refusée poliment, puisque j’avais été plus chanceux, et donc plus enrichi, que lui hier. Et c’est ainsi que je me suis moi-même commandé quelque chose à boire (un alcool fort dont je ne me rappelle plus le nom), tout en réglant le sien. L’individu semblait gêné, mais cela ne l’empêcha pas d’accepter mon verre. Semblant plus détendu, même si ça reste un bien grand mot, il se présenta avant de me demander la pareille. Je lui répondis que je me nommai Siegfried Schwarzsturm et que, tout comme lui, j’étais un humble mercenaire cherchant à gagner un tant soit peu sa vie. Le reste, il n’avait pas besoin de le savoir. Mais la réponse ne parut pas satisfaire M. Ridill (Ethan de son prénom) puisqu’il me demanda des détails, notamment sur ma carrière de mercenaire. Ma réponse fut assez évasive, expliquant que ma carrière était parsemée de plus ou moins bonne surprises et rencontres, mais que je n’avais pas à me plaindre, si ce n’est du relatif manque d’intérêt de certaines missions. Il continua ses interrogations en me demandant si j’avais déjà rencontré des missions qui me rendaient fier d’être mercenaire, du moins c’est ce que je compris. Ayant envie de lui répondre franchement, je lui ai avoué que la seule mission un tant soit peu intéressante était celle que nous avions en quelque sorte vécue ensemble hier. Et encore, c’était l’arrivée aussi soudaine qu’inattendue de la milice qui avait rendu cette mission un peu plus exaltante, ainsi que la coquette somme qu’elle me fit gagner, mais je pris soin de ne pas mentionner ce dernier détail. Une nouvelle fois poussé par la curiosité, je me permis de lui retourner la question. Le mercenaire me répondit que sa carrière vivait un cas de figure similaire à la mienne, si ce n’est qu’elle n’avait pas eu de réussite par rapport à son escapade dans les mines de la veille. Après un court silence, il me demanda ce qu’il pouvait donc bien nous manquer pour rendre le mercenariat un peu plus intéressant. Sa question me surprit et mon premier réflexe aurait été de lui dire que si ce métier ne lui plaisait pas, il n’avait qu’à en changer. Mais après une courte réflexion, sa question me parut moins bête qu’au premier abord. En effet, je sentais également qu’il manquait quelque chose, et ce quelque chose m’empêchait de profiter pleinement de la vie que je menais. Après quelques instants de réflexion qui durent paraître interminables pour mon interlocuteur, je lui répondis qu’il devait nous manquer l’expérience. L’expérience nous permettrait, à terme, de dénicher des missions plus intéressantes et mieux rémunérées. Mais, malheureusement pour nous, cette dernière ne s’acquiert pas comme ça et nous devrions sans doute attendre quelques années avant d’espérer la voir pointer le bout de son nez. Ethan semblait déçu. Pour lui, le problème ne venait du manque d’expérience en tant que mercenaire, même si celui-ci était présent, mais plutôt de ses capacités de combat. En effet, il n’avait jamais eu l’occasion de réellement se battre « pour de vrai », et il pensait que c’était pour cela que l’on ne lui avait attribué que des missions basiques sans grand intérêt. Sa réponse me fit réfléchir et je devais avouer qu’il n’avait pas tort, même si l’expérience restait, pour ma part, un problème à part entière. Voulant lui montrer que sa réponse ne me laissait pas de marbre, je lui répondis que ce problème devait être récurrent pour l’ensemble de la profession et que je ne voyais pas comment il était possible de changer cet état de fait… La réponse de mon interlocuteur proposait une solution que je n’avais jamais envisagée jusque là. En effet, Ethan me proposa le plus simplement du monde de « faire équipe » avec lui quelques temps, histoire que nous puissions compenser nos faiblesses et paraître plus impressionnants aux yeux de nos futurs employeurs puisque, tout le monde le sait, l’union fait la force. L’apparition aussi soudaine qu’impromptue de cette proposition me surprit beaucoup et il me fallut quelques instants de réflexions. Concrètement, cette « coopération temporaire » risquait de diminuer drastiquement nos revenus, puisque nous serions deux pour le même travail. De plus, rien ne disait que la présence de deux mercenaires allait rimer avec l’arrivée de missions plus intéressantes. Cependant, rien non plus ne disait que ce stratagème n’allait pas nous être profitable, et je dois avouer que l’idée de partager mon quotidien de mercenaire n’était pas pour me déplaire, tout bêtement parce que j’aurais quelqu’un avec qui tenir la conversion si jamais d’aventure on nous proposait des missions aussi ennuyeuses que celles que j’ai déjà eues l’occasion de vivre. Et c’est ainsi que mes réflexions me firent comprendre qu’un tel partenariat pourrait me faire découvrir un nouvel aspect de mon métier tout en, même si cela était encore incertain, m’aider à acquérir un beau pactole ainsi que, plus important encore, de l’expérience. La réaction d’Ethan face à mon accord fut la plus naturelle au monde puisqu’il me tendit tout simplement la main, main que j’ai sans attendre empoignée de manière assez ferme, comme à l’accoutumée, histoire de lui prouver que nous ne partions pas en ballade, mais que nous jouions nos vies à travers ce partenariat. Galvanisés par cet arrangement, nous nous sommes immédiatement mis en quête d’un nouvel emploi, histoire de tester le plus rapidement possible cette alliance. Malheureusement pour nous, Auglois n’avait vraisemblablement plus besoin de louer les services de mercenaires depuis que l’armée avait réglée, d’une manière fort expéditive, le problème des bandits. Il était donc temps pour nous de quitter les lieux afin d’en trouver un plus propice. Nos choix se portèrent tous deux sur Gobnatio, village assez proche d’Auglois que nous avions tous les deux eu l’occasion de traverser et qui faisait régulièrement appel à des types comme nous. Le trajet fut long, et pas particulièrement intéressant, contrairement à ce que je m’étais imaginé. En effet, mettre côte à côte deux mercenaires, habitués à voyager seuls, ne suffisait pas à les rendre plus loquaces. Et notre manque de confiance réciproque, que j’explique pour ma part par mes mésaventures passées (pour ceux qui n’auraient pas compris, je parle de mon petit séjour en prison), n’arrangeait en rien ce climat légèrement tendu. Cependant, la fin du trajet fut un peu plus agréable puisque mon nouveau partenaire tenta d’entamer la conversation, art dans lequel j’étais loin d’exceller. Mais, manque de chance, notre passage à Gobnatio fut aussi court que productif. En effet, le village s’avéra plutôt pauvre en matière de mercenariat, ne proposant que des missions beaucoup trop… difficiles pour des mercenaires de notre carrure. Dans le mercenariat, c’est la demande qui mène la barque fasse à une offre de plus en plus importante, ce qui oblige les mercenaires à parcourir le monde dans l’espoir d’obtenir quelque chose à se mettre sous la dent, mais je ne vous apprends rien ! C’est pourquoi nous devions à nouveau nous mettre en route, mais pour aller où ? Notre position actuelle nous permettait de nous rendre au Nord, en direction de la capitale, Nidolsel, qui nous offrirait sans conteste son lot d’offres alléchantes, mais également de concurrents ! Nous pouvions également nous rendre vers l’Est, zone un peu moins peuplée, avec toutes les conséquences que cela pouvait impliquer. Notre statut actuel nous poussa à nous diriger vers l’Est, car la capitale n’avait que faire de bleus tels que nous. Elle n’avait qu’à faire tinter une infime partie de sa fortune sans bornes pour faire accourir moult mercenaires, tous plus aguerris les uns que les autres. Cependant, notre discussion fut interrompue par l’arrivée d’un individu des plus curieux. Ce dernier nous demanda si nous étions des mercenaires, ce qui était une première pour ma part. Visiblement, ça semblait également être la première fois pour mon partenaire qui semblait réjoui et qui s’empressa de répondre par l’affirmative. Satisfait d’avoir vraisemblablement trouvé ce qu’il cherchait, l’homme précisa qu’il avait besoin d’une escorte pour l’emmener, ainsi que ses marchandises, jusqu’à Digolith qui, signe du destin, se situait à l’Est de notre position. Mais, comme vous vous en souvenez sans doute, ma dernière mission d’escorte ne fut pas un franc succès, et cela me poussa à demander plus de détails quant à la nature desdites marchandises. L’homme en questionna voulut nous rassurer en clamant qu’il ne s’agissait que de biens de premières nécessités, et qu’il consentait bien volontiers à nous laisser vérifier ses dires, chose que je fis sous le regard médusé de mon partenaire qui, visiblement, n’était pas aussi méfiant que moi sur le sujet. Cette petite inspection, accompagnée par une prime plus que correcte pour deux mercenaires encore inexpérimentés, suffit à me faire annoncer à Ethan que j’étais partant ; nouvelle qu’il allait de ce pas transmettre au marchand qui attendait non loin la fin de notre négociation. Ce dernier, ravi, nous versa une petite avance (à peine de quoi nous équiper pour le voyage) avant de nous annoncer que le convoi partirait le lendemain aux aurores. Une fois notre nouveau client partit, Ethan vint me questionner au sujet de mes « inquiétudes » vis-à-vis de la cargaison à escorter. N’ayant pas vraiment envie de révéler qu’une mission de ce genre m’avait tout droit conduit en prison, je lui répondis juste que j’avais déjà eu affaire à des marchands peu scrupuleux qui utilisaient les mercenaires pour escorter des marchandises plus ou moins légales, sans pour autant lui avouer qu’il s’était déjà fait avoir. Cette explication parut lui suffire, puisqu’il enchaîna sur un autre sujet. Le lendemain (je vous épargne le récit de la journée puisqu’elle fut plus que banale), nous nous rendîmes au point de rendez-vous où le marchand, accompagné de son convoi, nous attendait (sinon nous aurions eu l’air bête quand même). Le voyage en lui-même fut des plus calmes, comme tous ceux que j’avais eu l’occasion de faire durant ma courte carrière. Cependant, Ethan semblait avoir des idées concernant nos tours de garde, idées qu’il s’empressa de me transmettre, tout en me répétant que la mise en place de ce dispositif, quoi que fastidieuse au début, serait signe de professionnalisme, tout en nous obligeant à nous faire confiance, chose qui nous manquait encore pour le moment. Et c’est ainsi que nous nous partagions la surveillance du convoi la nuit et la matinée, pendant que nous effectuions cette tâche ensemble le reste de la journée. Ces derniers moments furent propices aux discussions qui furent-elles même de plus en plus amicales, révélant une confiance et une complicité grandissantes. Quelques jours nous suffirent à rejoindre Digolith, destination finale du convoi. Le marchand, heureux d’avoir achevé sans encombre son long voyage, même si nous n’y étions pour rien, nous remercia chaudement et nous remit la récompense promise et tant attendue. Cette nouvelle rentrée d’argent nous permit de nous détendre un peu avant de rechercher une nouvelle tâche à accomplir. Malheureusement, Digolith était loin d’être le paradis des mercenaires et ne proposait que des missions basiques que je n’avais que trop côtoyées. Mais c’était toujours mieux que rien, et cela nous permettait de gagner un peu d’argent tout en perfectionnant notre travail d’équipe. De plus, l’idée de nous entraîner ensemble entre deux missions émergea rapidement. Et c’est ainsi que je me suis mesuré à Ethan, même si je dois avouer que nos joutes furent plutôt déséquilibrées, de par l’avantage naturel des lances par rapport aux épées. Mais je dois avouer que ces duels furent aussi intéressants qu’amusant, pour ma part en tout cas. Un jour, notre mission du moment nous proposait de livrer un artefact à Jevodun, petit village au Nord de Digolith. Apparemment, cet artefact était été découvert au plus profond des Dômes de glace et empêchait l’un des plus éminents chercheurs de Jevodun de dormir, tellement il rêvait d’étudier le mystérieux artefact qui, selon notre client, était loin d’avoir dévoilé tous ses secrets. Une nouvelle fois, le trajet fut des plus calmes, bien que moins ennuyeux que les autres, cela étant sûrement dû à la présence d’Ethan, qui pouvait se transformer en moulin à paroles, lorsque l’occasion se présentait. Le dénouement de cette mission fut aussi classique que les précédentes. Nous avons remis le « précieux » objet au destinataire qui se mit à sautiller partout, preuve qu’il semblait plutôt content de nous. Une fois remis de ses émotions, il nous donna ce qu’il était convenu (c'est-à-dire fort peu). Ethan me proposa d’aller nous détendre à la taverne du coin, proposition que je ne pus refuser. Avatar :
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| Game advance II Membre BAA / 44347 AW$
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Fichier audio Ultima Ratio Regum (Knights in the Nightmare)
Thème de combat : Fichier audio Rain of Blossoms (Atelier Iris 3 : Grand Fantasm)
[Apparence] Un visage quelconque, aux traits peu marquants, encadré par une fière tignasse noire qu’il coupe au couteau lorsque celle-ci s’avère devenir trop longue ou trop épaisse, Ethan n’a rien de très particulier. Ses yeux sont marrons foncés, tirant vers le noir, et ne sont que rarement une fenêtre vers l’âme du jeune homme : gardant le regard sérieux et austère, quoique vif, Ethan sait observer son environnement et les gens qui l’entourent, chose indispensable pour quiconque affirmant savoir se battre. Il prend toujours soin d’être rasé de près, ce qui n’est guère difficile, devant sa pilosité faciale peu abondante... et c’est à peu près tout. Ayant parfaitement conscience qu’il n’est pas un roi de la beauté, Ethan s’assume tel qu’il est, et s’estime même heureux davantage un monsieur-tout-le-monde qu’un personnage qui est visible comme le nez au milieu de la figure, et dont on ne se souvient que trop aisément. Du reste, il est svelte, musclé en finesse, comme le réclame l’utilisation de son arme de prédilection, a des mains relativement fines, et est relativement banal pour tout le reste. Du moins n’a-t-il rien qui sorte assez de l’ordinaire pour être remarqué. Afin de conserver un aspect discret, sans paraître pour autant avenant, il est en général vêtu assez sombrement, sans pour autant tirer sur la noirceur la plus totale : des tenues grises, peu salissantes, courantes, bon marché, des bottes de marche en cuir, une vieille cape, un pantalon assorti, et l’arme sans laquelle il ne serait qu’un traîne-misère parmi tant d’autres. [Caractère] Bien qu’il soit, au fond, plutôt amical, Ethan a pris l’habitude d’être méfiant, parfois jusqu’à la paranoïa, de ceux avec qui il traite, comme ses clients, ou ses collègues : ces premiers pourraient tenter de se débarrasser de lui d’une manière ou d’une autre, une fois sa tâche terminée, pour le faire taire, ou simplement pour économiser son salaire. Quand aux derniers, les plus dangereux peuvent tenter de faire grossir leur récompense en réduisant –de manière radicale- celle des autres, tandis que certains n’hésiteront pas à trahir, abandonner, ou au contraire essayer de supplanter ceux avec qui ils travaillent. Bien que ces cas soient rares, cela a habitué Ethan à se montrer fermé, pour n’être pas pris par surprise, et rester assez éloigné des autres pour ne pas se laisser troubler par des sentiments d’amitié, par exemple. Hormis cela, il n’est pas particulièrement spontané, ne parlant qu’après réflexion, et il reconnaît et respecte autant qu’il le peut les notions d’honneur et d’humanisme –sans pour autant aller jusqu’à la charité : il n’est pas du genre à aimer tuer –surtout qu’il n’en a jamais eu l’occasion-, et s’il peut épargner une vie, il le fera, s’il estime que cela ne sera pas un danger pour lui ou d’autres –car laisser courir un assassin équivaut, à son sens, à être complice des crimes qu’il pourrait perpétrer dans l’avenir. Parfois ironique, il essaye de ne pas être pour autant agressif ou injurieux, pesant parfaitement la valeur des mots et de leur importance. Il est, enfin, rigoureux, perfectionniste, scrupuleux, et ambitieux. Un chouïa. Il aspire en général au calme, et n’apprécie pas d’être dans la foule, où il a tendance à faire profil bas. De plus, son ancien rêve, entrer dans l’armée osvaldienne, a fini par se muter en son exact opposé, et s’il apprécie la discipline, il préfère qu’elle ne le concerne pas. Lors de ses rares moments de détente, il se montre rêveur, et parfois mélancolique. Mais comme cela n’est que trop rare, il n’y prête guère attention. Il a mieux à faire. [Autres détails] Ayant reçu une éducation relativement modeste, mais néanmoins solide, Ethan sait lire, écrire, et nager, bien qu’il n’excelle pas dans cette dernière discipline. L’eau n’est pas son élément préféré... En revanche, il n’a jamais eu l’occasion d’apprendre à monter à cheval, ni celle de monter à bord d’une embarcation particulière, si bien qu’il ignore s’il a le mal de mer ou non. [Biographie] Tout commence toujours par la rencontre de deux êtres. Enfin, presque toujours, mais hormis les rejetons rejetés par les complots maléfiques, les expériences hasardeuses, et la folie qu’habite chaque parcelle d’une humanité tourmentée, tout être vivant en ce monde naît de l’amour, du désespoir, de l’ignorance, ou de l’insouciance de deux individus qui sont, par là même, sacrés parents. Chaque vie est un livre dont le premier chapitre est la naissance. En revanche, il est nécessaire de débuter par le prologue, la rencontre qui a permis à un futur rejeton de l’espèce humaine d’apparaître en ce monde troublé, car nul n’existe sans ses parents. Sauf exception contre-nature, bien entendu, et souvent d’origine démoniaque. Mais pas toujours, comprenons-nous bien. L’homme, qui ignorait encore qu’il allait devenir père, est Jamian Ridill. Individu ambitieux, mais méthodique, entré dans l’armée de son pays natal, l’empire Osvaldien, en suivant les traces de son géniteur, et montant dans la hiérarchie, grâce à son travail acharné, sa conscience professionnelle, et probablement d’autres moyens qu’il serait malaisé de citer ici. Cependant, il est important de nuancer : si l’individu n’était pas du genre à recourir à quelques extrémités, il n’était pas pour autant amoral, sans scrupule, sans cœur et sans état d’âme. Cependant, s’il pouvait avancer d’une manière peu orthodoxe, tant qu’elle ne tranchait pas avec ses principes les plus fondamentaux, il n’hésitait pas à y recourir. La femme, qui n’était guère plus savante dans la connaissance de son futur, bien qu’elle se doutait quelque peu que cela arriverait, à l’inverse de son promis, est Erise Sanrons. A l’inverse de l’homme qui serait un jour son mari, c’était une personne modeste, issue d’une origine qui ne l’était pas moins, et vouée à une destinée du même acabit. Habitant dans un village –terme ici presque élogieux, lorsque l’on parle de trois bâtisses âgées et d’une poignée de gens subsistant du fruit de la terre et d’un peu de commerce- qui ne figure guère sur les cartes, mis à part celles de ceux qui sont susceptibles de traiter avec eux, pour des raisons qui ne regardent qu’eux, et dont le doux nom, Luokap, résonnait avec une passion digne des plus grands musiciens débutants dans l’ouest de la forêt du Phénix. Ce fut par hasard odieux –ou selon la volonté d’un destin peut-être un poil ironique- que ces deux êtres si opposés se rencontrèrent, et, d’un seul regard, eurent ce que les poètes à deux sous et les jeunes naïfs nomment si élégamment le coup de foudre. L’unité à laquelle Jamian appartenait avait reçu l’ordre de quitter la garnison de Pontmirail pour rejoindre celle de Digolith, du moins pour quelques temps, peut-être pour équilibrer les effectifs, ou simplement parce qu’un officier avait eu envie de changer un peu d’air. Traversant ce que les habitants appelaient leur village, et que les soldats ne dénommaient même pas, le regard qui scella de manière fatale la suite de deux avenirs fut échangé, et ainsi les pensées des deux intéressés furent chamboulées. Usant des premiers jours de permission qu’il reçut pour retrouver cette charmante jeune femme qui avait attiré son œil, Jamian revue Erise, et, ainsi que se dénouent souvent les histoires de ce genre, après plusieurs mois, les deux amoureux se marièrent, et le nouveau mari, conscient de son rôle, quitta son poste pour lequel il avait tant travaillé. Il ne tint pas un mois dans la paisible agglomération de trois fières maisons, et ce fut à Erise de consentir à un sacrifice : quittant son lieu de naissance avec son époux, le couple se rendit dans une ville hélas éloignée, mais où Jamian ne rencontrerait pas certains de ses anciens collègues –ou alors, par un coup du sort imprévisible et impitoyable, ce qui, heureusement, n’arriva pas. Emménageant à Lingam, les deux jeunes gens y laissèrent toutes leurs économies. Cependant, ne change pas aussi simplement d’environnement qui veut, et, alors que sa femme tombait enceinte, l’homme de la famille –forcément lui, puisque le hasard voulait qu’il fût le seul, si l’on excepte deux paysans et un vieillard- se mit en quête d’un travail, chose plus aisée à chercher qu’à trouver. Il enchaîna menues tâches sans grande importance, valeur, et rémunération, et songea un instant à reprendre son engagement sous les drapeaux, chose que refusa Erise. Cependant, les derniers mois de grossesse et la naissance du troisième membre de leur petite famille l’obligèrent à abandonner ses hésitations, devant le besoin devenu urgent d’un revenu fixe et fiable, comme celui d’un milicien. Il faut préciser ici qu’on ne s’improvise pas homme de paix en quittant l’uniforme, et que Jamian n’avait jamais vraiment supporté la vie civile et son manque de discipline, de rigueur, et de camaraderie –cette dernière ne l’ayant étrangement jamais vraiment préoccupée avant, preuve qu’évolue parfois de manière surprenante un homme, lorsque se retrouve coupé son lien avec tout ce qui le faisait être ce qu’il est. Plusieurs années passèrent, sans grande surprise, ni intérêt particulier : la mère, assez éduquée pour savoir lire et écrire, savoir nécessaire pour les rares affaires que sa famille avait avec le monde extérieur, et ne pouvant être déléguée, apprenait à son fils ces arts délicats à apprivoiser à un tel âge, soutenue par son mari lorsqu’il était présent. Hélas, une union née de l’amour et maintenue par l’amour, ne pouvait qu’être brisée par la même puissance, et son symbole : le très jeune Ethan. La première fissure apparut lorsque Jamian, en soldat et fils de soldat, commença à apprendre l’art de la guerre à sa progéniture, chose qu’Erise ne put accepter, la violence étant quelque chose qu’elle n’avait jamais vraiment connue, et qu’elle ne tenait pas vraiment à connaître... Si bien qu’elle n’était pas ravie que l’on transmette un si triste héritage à la chaire de sa chaire. Malheureusement, son mari n’eut aucune difficulté à remporter le premier affrontement qui les opposa, et dégaina sans hésiter les arguments les plus simples, mais aussi les plus percutants : un tel enseignement était indispensable dans un tel monde, et l’en priver reviendrait à le jeter dans un lac sans qu’il ne sache nager. En outre, rien ne l’obligeait à utiliser cet art que sa femme jugeait barbare et qu’il trouvait subtil, et qu’il pourrait fort bien ne jamais en faire usage. De cette faille naquit le gouffre où s’abîmèrent les anciens sentiments, amours et passions, promesses et avenir, et ne se résumèrent plus qu’à une seule chose, ou plus précisément, une seule personne, un seul enfant : le leur. Le dernier lien, finalement, se brisa, et la seule chose qui importât encore aux yeux d’Erise était de partir de Lingam, avec son fils. Mais de nouveau, Jamian remporta le duel, et ce, sans même ouvrir la bouche : la situation de Luokap était bien trop misérable pour qu’une bouche supplémentaire ne soit à nourrir si le père était absent, et finalement, la pauvre femme dut abandonner ce dernier bien à son mari. Celui-ci supporta très bien la rupture et le départ de celle qu’il avait aimé, et compensa cette perte en se concentrant sur sa descendance et sa carrière. Ainsi enseigna-t-il à Ethan les bases du maniement de l’épée, arme qui semblait mieux convenir à sa silhouette fluette qu’une lance, seule autre instrument que Jamian connaissait suffisamment pour en communiquer l’utilisation de manière fiable, bien qu’imparfaite. De nouveau, nul n’est instructeur qui veut, mais à force d’entraînements et d’exercices, renforcés par plusieurs années d’efforts, le fils parvint à avoir un niveau jugé acceptable par le père. Ce dernier lui apprit en outre quelques autres notions, comme celle de la nage, qu’Ethan n’apprécia guère, et démontra qu’il faisait un piètre nageur, que l’eau n’était pas son élément préféré, et que de toutes façons, manier une arme dans un tel environnement étant impossible, cela ne l’handicaperait normalement pas trop, de la survie, mot quelque peu grandiloquent pour le sujet concerné, essentiellement la connaissance des fruits et légumes venimeux, de la manière de poser un collet, de chasser, d’allumer un feu, de s’abriter... Les années passèrent ainsi, et, finalement, vint le jour où l’enfant se devait d’ouvrir ses ailes et d’embrasser l’âge adulte, et par conséquent, de s’émanciper du cocon –ici- paternel, ou, en d’autres termes, de se débrouiller seul, tout comme Jamian en son temps. La maison où avait vécu le couple était depuis longtemps devenu la demeure d’Ethan, son père passant davantage de temps dans la caserne que chez lui. Cela fut donc d’autant plus facile pour ce dernier de se débarrasser de ce lieu qui évoquait parfois des souvenirs troublant la quiétude fragile de son âme esseulée. Il fit donc savoir à la chaire de sa chaire qu’il lui céderait de quoi s’équiper, pour le cas où il lui faudrait défendre sa vie, de même qu’une bourse suffisamment remplie pour lui permettre de subsister pour quelques temps, mais que la demeure qui fut la sienne pendant si longtemps, elle, disparaîtrait à jamais. Il tint parole, et Ethan se retrouva, un beau matin, désormais seul, libre d’agir tel qu’il pouvait le décider, sans n’avoir de comptes à rendre à personne. Liberté difficile à assumer s’il en est. Heureusement pour lui, le jeune homme à l’avenir pourtant si incertain avait plusieurs idées concernant sa possible destinée. Bien que nul ne puisse la prévoir aisément, Ethan, lui, croyait sa route toute tracée, tout comme son père le pensait à un âge similaire : suivre les traces de l’homme qui l’avait élevé. Cependant, goûtant enfin aux joies de la responsabilité, de l’absence de lien, et surtout, d’une bourse bien pleine, il n’avait pas l’intention de s’enfermer si tôt dans une quelconque bâtisse au sceau de l’armée, pour y suivre de nouveau un entraînement, avant d’intégrer une équipe en tant que bleu. Il voulait, déjà, profiter de ce qu’on lui offrait enfin, et voyager un peu, mais aussi parfaire autant que peut se faire ses talents, pour offrir une épée valable aux forces de son pays, bien plus par fierté que pour épargner à ce dernier le coût de sa formation. Ethan quitta donc Lingam, estimant qu’il y reviendrait soit par le hasard, soit par nostalgie, soit pour montrer à son père, s’il s’avérait qu’il restât en ce lieu encore quelques années, fait qui lui semblait peu probable, soit jamais. Encore insouciant, il ne se posait guère de questions, estimant que ce qui devrait arriver arriverait, et que le reste ne le regardait pas. Touchante mentalité encore fermée, qui se brisera sans tarder face aux assauts impétueux et impitoyables de la vie réelle, et de son lot de cruauté et de problèmes. Et parfois de délices, mais ça n’est souvent qu’après. Bien après. Pour l’heure, il lui fallait décider d’une destination, sans quoi partir de la cité qui l’a vue naître ne serait guère intelligent. Jeune homme encore naïf et romantique, il avait toujours rêvé de voir la capitale, Nidolsel, pour sa grandeur, son histoire, et ses grands personnages... Mais Ethan, peut-être par peur d’un tel endroit, ou simplement à cause de la puissance d’un tel lieu qui ne lui ferait que davantage prendre conscience de sa propre valeur, c’est-à-dire risible, au mieux, voire inexistante, au pire, décida qu’il visiterait avant quelques villes plus modestes, qui lui permettraient de découvrir de nouveaux horizons, de voir si les déplacements sont plus difficiles qu’il ne l’imaginait, et ainsi de suite. Son regard se porta sur Pontmirail, la ville la plus proche, bien que plusieurs jours de marche seraient nécessaires pour atteindre sa destination. Il ne connaissait rien de particulier sur cet endroit, et s’en moquait comme d’une guigne : il voyageait pour découvrir, après tout, et savoir avant de voir lui aurait gâché le plaisir. Se mettant en route sans attendre, il abandonna ainsi derrière lui tout ce qu’il avait eu, connu, ou aimé, ses possessions se résumant désormais à ce qu’il portait, le contenu de son sac, et une petite bourse de cuir. Arrêtons-nous ici au destin de ce dernier élément. Il n’y a rien qui ne vaille la peine d’être cité dans le voyage entre deux villes qui fut effectué par Ethan, ni sa découverte de cette dernière. Il profitait de sa vie, explorait, buvait –chose qui lui avait été interdite par son père, pendant toutes ces années-, et appréciait la chance qu’il avait, avec simplicité. En revanche, le futur de l’argent, lui, est toujours le même : circuler. Certains le stockent, d’autre le vendent, pendant que les derniers l’utilisent. Les uns s’appauvrissent, devant ceux qui s’enrichissent –souvent les mêmes, d’ailleurs-, mais le nerf de la guerre, lui, reste toujours vivace. Ainsi, donc, il n’y avait pas mystère, et ce qui était prévisible arriva : malgré l’attention toute particulière que portait son possesseur à l’état de ses fonds, il ne pouvait s’empêcher certains écarts de jeunesse, et le plus grand fut également le dernier. Il porta, en outre, un coup décisif, tant à la pauvre bourse elle-même qu’au futur de son propriétaire. Celui-ci, ayant apprécié Pontmirail, bien plus comme touriste que voyageur, décida de pousser jusqu’à Jevodun, coin assez retiré, mais qui pourrait présenter son lot d’intérêt. De plus, il souhaitait profiter de cette liberté de mouvement qui était sienne, aussi n’eut-il pas la moindre hésitation, et quitta Pontmirail, comme il l’avait fait pour Lingam, c’est-à-dire sans arrière-pensée. Hélas, c’est à ce moment que tout bascula, car, comme pour sa première destination, la seconde était trop loin pour qu’il ne puisse éviter de s’arrêter dans un village tout proche –bien qu’il soit parfois impossible d’agir en ce sens, faute de village, justement. Parfois, il trouvait une auberge qui avait cru malin –et qui souvent avait eu raison- de s’installer ici, s’appropriant quiconque voyagerait sur cette route. Ces établissements, en général, acceptait n’importe qui, pourvu que la note soit payée à l’avance, et il n’était pas rare de trouver plusieurs classes sociales réunies dans un tel endroit, des nobles aux montures épuisées aux roturiers les plus divers, et parfois les plus louches. Mais, pour un individu aussi jeune et innocent, c’était surtout un bon repas et un bon lit qui se dessinaient dans son esprit, et sans mesurer les risques qu’il –ou tout du moins son argent- pouvait courir, entra, paya sa chambre, commanda son repas, bien arrosé, comme toujours, depuis qu’il avait obtenu sa liberté inconditionnelle, et, désormais, pour la dernière fois. Car dans un tel lieu, quelqu’un qui boit beaucoup s’attire toujours bien vite de nombreux amis qui l’incitent à ne point s’arrêter, et même à en faire profiter l’assemblée. Au réveil d’Ethan, ses fonds étaient misérables, et ne lui assureraient que difficilement son prochain repas. C’était déjà mieux que rien, presque un miracle qu’il reste quelque chose, mais devant un tel désastre, on ne songe guère que l’on a eu de la chance, si mince soit-elle. Sa fierté reprenant le dessus, il se jura de ne plus jamais boire que deux verres d’alcool, en tout et pour tout, et de se méfier davantage. Le mal, en revanche, était déjà fait, et il réclamait une solution immédiate. Les options, cependant, n’étaient guère nombreuses. La première, et la plus simple, était de repartir à Lingam pour retrouver son père. Hélas, trois problèmes, tels des montagnes, tendaient à rendre cette possibilité inatteignable : la ville, déjà, était bien trop éloignée pour qu’il puisse se passer d’argent pendant plusieurs semaines. Ensuite, rien ne prouvait que Jamian y était encore : nous avons pu voir que c’est un homme qui préfère fuir ce qu’il ne peut affronter, et les souvenirs de son ancienne vie sont des adversaires passablement difficiles à terrasser. Enfin, tout simplement, ramper devant son géniteur pour quémander pardon et argent était quelque chose qu’Ethan n’aurait fait pour rien au monde. La deuxième solution, si elle était meilleure sur le plan de l’amour-propre, présentait son lot de délicates difficultés : travailler. Voulant entrer dans l’armée, il n’y avait pas grand-chose qu’il serait capable de vendre, à part ses capacités martiales actuelles. Mais comme nous l’avons déjà fait remarquer, Ethan voulait s’engager une fois ses capacités testées, et pas comme un mendiant demandant misérablement qu’on le recrute, car n’ayant pas d’argent, et aucun autre moyen d’en gagner. Il tenait à arriver la tête haute, et, de préférence, la bourse pleine. Ce qui n’était pas le cas. Cependant, il lui fallait tout de même trouver un travail, faute de quoi il mourrait de faim. Il devrait donc recourir à ce qui était souvent considéré comme honteux parmi les soldats de métier : le mercenariat. C’était le seul moyen, et il avait tout à y gagner : de l’argent, de l’expérience, peut-être même quelqu’un qui pourrait l’entraîner... Une fois la décision prise, le plus dur restait à venir : trouver une mission ne serait pas simple, surtout pour un bleu, et il lui faudrait probablement exagérer ses talents actuels, chose qu’il n’avait pas pour habitude de faire. Mais avant, déjà, une occasion... Et comme, une fois de plus, déjà dit : il est plus simple de chercher que de trouver. Surtout qu’Ethan pouvait difficilement s’éloigner de l’endroit où il était : dans une ville, sans argent, il n’irait pas loin, et s’attirerait bien vite des problèmes. Il se mit donc en quête d’une quête, justement, et passa au moins une journée à se renseigner. Ce qui lui apportait tant de malheurs était aussi une source de soulagement : l’auberge étant située en un point particulièrement fréquenté, il suffirait de quelques jours pour trouver ce qui lui permettrait de compenser ses trop récentes pertes. La chance fut au rendez-vous, car il trouva au soir une proposition qui lui semblait parfaite : une simple mission d’escorte, donc rien de très compliqué, sur une route relativement sûre, pour un salaire qui lui semblait alléchant, au contraire d’autres guerriers qui avaient trouvé l’offre presque insultante. Son premier client était un individu qui se chargeait de transporter des marchandises, sans pour autant en être le vendeur ou le propriétaire. Peut-être simple convoyeur, ou véritable marchand ne souhaitant pas exposer sa position véritable, et donc, ses moyens financiers tels qu’ils sont. Peu importait à Ethan : l’homme lui fit une avance pour les trois prochains jours, expliquant qu’il était venu recruter quelqu’un en avance pour éviter de devoir attendre avec ce qu’il transportait dans un endroit aussi douteux. Une fois leur conversation achevée, l’homme quitta sans perdre un instant le lieu en question, afin d’aller chercher sa cargaison. Peut-être voulait-il également cacher son exultation devant l’aubaine qui lui faisait trouver quelqu’un pour l’escorter, à un prix risible, et qu’il tenait à ne pas le montrer à celui qu’il venait d’engager... Cette délicate attention n’empêcha pas Ethan d’apprendre qu’il venait de se faire royalement pigeonner, et ce, en l’objet d’un ricanement de mépris qui venait d’une table voisine, où un homme, une choppe à la main, lui faisait un sourire ironique qui aurait pu faire penser à celui d’un requin devant une entrecôte fumante. Pour peu que les requins fassent une différence entre la viande cuite et crue, et qu’elle puisse fumer dans l’eau, bien entendu. Le type n’était pas de ceux auxquels l’on cherche noise : plutôt massif, il portait une armure en cuir renforcée d’acier qui semblait valoir probablement plus cher que le matériel d’Ethan, son futur salaire, et l’intégralité de sa défunte –bien qu’encore en vie- bourse. Et encore, estimation approximative, voire carrément réductrice. Son arme, une épée qui semblait également valoir son pesant d’or, mais les deux avaient dû voir –et pas juste voir- plusieurs batailles, car leur état était particulièrement mauvais. Cependant, cela conférait à leur porteur une aura d’expérience, de connaissance, et de puissance assez formidable –alors qu’il ne s’agissait que d’un homme avec un grand sourire pas forcément flatteur, portant des équipements qu’il vaudrait mieux changer tôt ou tard, et même plus tôt que tard. L’homme, se penchant en avant, expliqua par le menu à ce bleu tout fier de lui qu’il venait de se faire rouler, car un mercenaire, un vrai, marchandait toujours. Ces propos attirèrent l’attention d’Ethan –bien que l’arme de son interlocuteur avait déjà fait une grande partie du travail-, et celui-ci demanda, logiquement, des explications, ce que notre homme fut ravi de donner. Il en profita pour éblouir un peu la bleusaille, et, entre deux anecdotes où il mettait en fuite plusieurs dizaines d’adversaires, le mercenaire donna divers conseils, comme, par exemple, sur l’art de bluffer, chose qui n’intéressait pas énormément Ethan, bien qu’il savait qu’il devrait s’en servir un jour ou l’autre, la manière dont il fallait entretenir son équipement, ce qui était plutôt ironique, au vu de l’état du sien, des démêlées de la négociation, du respect du client, des collègues, mais aussi de la méfiance minimum à avoir envers eux... Bref, un peu de tout. A mi-chemin, Ethan comprit que celui qui lui faisait face venait de toucher un salaire plutôt coquet, après une mission assez périlleuse pour que le mercenaire doive changer son matériel. Bref, celui-ci devait donc être d’excellente humeur, et n’avait pas pu résister à l’occasion de passer pour un grand maître auprès d’un jeune débutant. Sachant que ce dernier devrait rester deux jours –au moins- sans rien faire, il lui proposa de lui apprendre quelques trucs à l’épée, puisque tous deux maniaient la même arme. Malheureusement, il ne put tenir entièrement parole, car, devant le style hésitant, maladroit, et imparfait d’Ethan, il devait opposer le sien... et ne trouvait aucun moyen de faire coïncider les deux ! Il prit donc ces quelques jours –quatre, en vérité- pour expliquer à ce gamin qui avait dû trouver une épée par terre et s’entraîner tout seul –preuve de l’efficacité de l’enseignement de Jamian- ses erreurs, les exercices à pratiquer, comment agir en combat... et lui apprit, afin de le récompenser, si l’on puit dire, un coup plus délicat, une botte particulière, bref, une attaque qui sortait de l’ordinaire, pour compenser un minimum son manque d’expérience. Ce n’était pas grand-chose, car, à l’en croire, nombreux étaient les épéistes qui maîtrisaient cette technique, somme toute assez simple, et avoua que c’était la première qu’on lui avait enseignée. Mais, ajouta-t-il, il fallait toujours commencer quelque part, et Ethan trouverait bien vite son propre style, s’il s’entraînait assez. Enfin, c’est ce qu’il disait, en tout cas. Finalement, le premier client revint enfin, s’excusa de son retard, et ces épuisantes –car le mercenaire, content de pouvoir enseigner son savoir, chose rare dans un métier aussi dangereux, avait exploité tout le temps qu’ils avaient, en faisant dormir son « apprenti » aussi peu que possible- journées prirent fin, pour laisser place à l’ennui de l’escorte. Ethan remercia grandement son bienfaiteur, qui nuança son intervention en faisant remarquer qu’il avait juste corrigé quelques défauts et donné trois conseils –ce qui était une belle définition de « minimiser ses mérites », d’une certaine manière-, et lui souhaita bonne chance. Ethan n’en eut guère besoin, car comme prévu, la mission fut particulièrement inintéressante, car nul bandit n’attaqua, et le trajet fut sans histoire. A l’arrivée, cependant, le reste de son salaire mit l’épéiste dans de bonnes conditions, et il estima que parti comme il l’était, il valait mieux continuer encore un peu, et parfaire à la fois ses finances et sa lame. Appliquant les conseils de son professeur de quelques jours, il se mit à la recherche d’un nouveau travail. De nouveau, il est nécessaire de s’écarter de la route d’Ethan, et de ses missions qui furent, sans nul doute, aussi ennuyeuses que sa première. Etant un simple débutant, autant dans l’art du combat que dans le mercenariat, il ne savait pas repérer les bonnes affaires, marchandait mal, et n’avait droit qu’aux offres les plus faciles, les combattants expérimentés préférant les hauts salaires proposés par des missions souvent trop dangereuses, même si Ethan avait eu de ses capacités une vision très optimiste, ce qui n’était pas le cas. Certes, le genre de travail qu’il trouvait était assez bien payé pour lui, vu qu’il n’avait pas de matériel à changer, par exemple, sans risque, quoique parfois d’un ennui mortel. Mais gagner de l’argent, si c’était la motivation première du choix d’Ethan, n’était plus suffisant, maintenant que cela n’était plus un problème : fier de son potentiel, rassuré par la rencontre que la destinée avait cru bon de causer, et de laquelle il était sorti, peut-être pas plus fort, mais au moins meilleur dans le maniement de la seule chose qui lui assurait de survivre, il commençait à rêver de gloire, et non plus de fortune, chose qu’il n’aurait jamais s’il acceptait sans arrêt de petits boulots sans envergure. Mais il n’était pas non plus du genre à se voiler la face, et, avec ses capacités actuelles, ou, tout du moins, seul, il ne pourrait pas accepter un travail réclamant le besoin de se battre. Il essaya de chercher, pendant quelques temps, des missions intermédiaires qui lui seraient adaptées, mais sans grand succès. Jusqu’à ce que l’occasion se présente enfin. Il avait entendu parler, de manière très vague, que quelques villages de l’ouest étaient régulièrement pillés par des voleurs bien organisés, au grand dam des miliciens qui n’arrivaient pas à être partout pour empêcher les vols, qui frappaient des plus riches aux moins aisés. C’était une affaire assez mineure, sans grande importance : les seuls qui pouvaient être d’un avis contraire étaient les habitants des villages visés, qui malheureusement ne pouvaient rien faire, à part rassembler des sommes suffisantes pour attirer d’autres soldats, mais dont le métier les conduisait hors des sentiers de l’armée. En d’autres termes, des mercenaires. La plupart des offres demandaient simplement que soit localisé le bastion de ces crapules, mais quelques-unes réclamaient le retour d’un objet précis, probablement un moyen de faire miroiter une double prime aux gens intéressés. C’était, cependant, toujours mieux que ce qu’avait à disposition le pauvre Ethan qui, par un coup de chance qui le rassura sur ses chances de réussite, parvint à prendre une mission qui avait pour destination l’un des villages les plus visés : Gobnatio. C’était un endroit plus vaste que les villages qu’il avait jusqu’ici visités –certes, il n’avait pas encore beaucoup voyagé, mais les nombreux lieux-dits qu’il avait traversés se donnaient le nom de village, tout en étant bien plus petits que Gobnatio-, et qui abritait quelques richesses, suffisamment pour qu’une bande de voleurs puisse y trouver son compte, fut-il dans les biens des paysans ou de quelques bourgeois sans grande importance. Peut-être y voyaient-ils en outre un défi, ou un moyen de devenir meilleurs, avant de s’essayer sur une ville mieux gardée, sur des bâtisses protégées, et contre une milice plus performante. Le fait était que si, au final, ils gagnaient bien moins que s’ils avaient réussi à voler un noble de Nidolsel, ils causaient beaucoup de tracas aux habitants, et bien davantage d’ennuis à ceux qui devaient normalement assurer leur sécurité et celle de leurs possessions, d’où le recours à une main-d’œuvre certes plus coûteuse, mais qui avait le mérite d’être motivée : un soldat, même mauvais, était toujours payé, ce qui pouvait jouer, même subtilement, dans la manière dont il agit, et pouvait se laisser aller au découragement plus facilement. Un mercenaire, lui, sauf s’il était parmi les meilleurs, ne recevait d’argent qu’une fois sa mission terminée. Et s’il abandonnait, point de salaire, ce qui n’était pas pour l’aider, un tel métier impliquant qu’il faille assumer toutes les dépenses, réclamant une rentrée d’argent régulière, sous peine de n’être plus bon à rien. Ethan, en arrivant à Gobnatio, se retrouva devant son vieux rêve : l’armée. En effet, les miliciens, dépassés, et voyant plusieurs mercenaires venir chez eux, tentaient de les pousser à s’engager, n’ayant pas les fonds pour passer un contrat avec eux. Il se retrouvait donc avec la possibilité de les rejoindre la tête haute, puisque c’étaient les soldats qui réclamaient de l’aide, et de ne plus avoir de problèmes financiers. Cependant, quand bien même les missions avaient été mauvaises et sans intérêt, Ethan avait appris à déguster sa liberté comme l’on boit un vin de grande qualité. Et il était déterminé à le boire jusqu’à la lie. Enfin, dernier argument auquel lui-même ne croyait pas, il pourrait rejoindre l’armée quand il le désirerait, alors que le retour au mercenariat serait très difficile, car on ne se désengageait pas si facilement des obligations d’un soldat... Bien entendu, c’était uniquement parce qu’il n’avait pas encore rejeté ce futur visualisé pendant toute son enfance, sur l’exemple de son père, mais il commençait à n’être plus intéressé par une carrière militaire qui lui semblait trop stricte et monotone. Mais passons. Pour le moment, Ethan avait bien l’intention de découvrir la fameuse cachette des bandits, les dépouiller de quelques-uns de leurs trésors, et empocher plusieurs des primes offertes du même coup. C’était enfin un travail intéressant, et pour lequel il pouvait espérer argent et renommée, même réduite. Après tout, il fallait bien commencer quelque part, et un exploit mineur était toujours plus appréciable qu’aucun exploit tout court, ce qui permit à l’épéiste de passer au peigne fin une partie de la région, sans relâche ni fatigue, avec l’espoir et la volonté de réussir. Mais ses chances restaient maigres. Après tout, une bonne quinzaine de mercenaires fouillaient déjà la région depuis au moins deux semaines : il aurait été surprenant qu’un nouveau venu trouve aussi rapidement ce qu’ils ne parvenaient à localiser depuis si longtemps. Heureusement, la situation finit par se démêler, et d’une manière relativement surprenante. La chance qu’Ethan avait eue en arrivant aussi tard fut mise à contribution, preuve que le premier arrivé n’est pas forcément le premier servi, car il fut contacté, alors qu’il se rendait à l’auberge où il dormait, par un indicateur. C’était un autre métier, qui ne vivait pas par les faits d’arme, mais via la récolte, l’achat, et la vente d’informations, travail très risqué, car la connaissance était parfois telle qu’il aurait mieux valu qu’on l’ignore, sous peine d’être obligé de se taire d’une manière définitive et brutale. Cependant, pour qui savait tirer son épingle du jeu, l’argent tombait très vite, et la renommée, si elle n’était que par le bouche-à-oreille des gens intéressés, pouvait arriver plus rapidement que pour un mercenaire. Même si celle-ci était souvent fatale, ainsi sont les règles du jeu. La valeur d’une information dépendait en général de plusieurs facteurs : sa rareté, sa nouveauté, son importance, et, surtout, la taille de la bourse de celui qui pouvait être intéressé. Après plusieurs semaines à débourser leur argent pour se loger et se nourrir, les mercenaires qui étaient venus rapidement manquaient de fonds, et ne pourraient donc rien apporter de valable à l’indic, à part une fallacieuse promesse de remboursement une fois les récompenses touchées, chose qui ne risquait pas d’arriver pour deux raisons évidentes : en premier lieu, si l’un de ces soldats de métier touchaient enfin lesdites sommes, ils ne verseraient probablement pas une grande partie de celles-ci à celui ou celle qui s’était contenté de leur dire où aller : devant compenser le manque à gagner des premiers jours, ils quitteraient Gobnatio sans perdre une seconde. En second lieu, un vendeur d’information ne pouvait pas rester trop longtemps au même endroit, sous peine d’attirer l’attention des forces de l’ordre, qui pourraient essayer de soutirer les nouvelles, et ce, de diverses manières, en fonction de l’homme qui commandait. Certains n’hésitaient pas à réclamer le savoir vendu, mais sans avoir à débourser un quint, pendant que d’autres verseraient une somme dérisoire, ou, plus rare, acceptable, mais sans plus. C’était donc aux mercenaires encore assez aisés qu’un tel indic pouvait vendre sa « marchandise », et Ethan correspondait plutôt bien à une telle définition, du fait qu’il était bien plus tranquille sur le plan financier que la majorité de ses collègues actuellement présents. L’information était d’importance : la localisation de la fameuse planque tant recherchée. La somme demandée, elle, semblait avoir été soigneusement étudiée, car c’était presque exactement ce que possédait l’épéiste à ce moment. Doutant d’une coïncidence, et redoutant une arnaque, il n’hésita pas à demander à la femme qui affirmait lui offrir sur un plateau d’argent ce qu’il cherchait depuis déjà plusieurs jours de prouver qu’elle disait vrai. Pour la moitié de la somme demandée, celle-ci expliqua qu’elle venait d’Auglois, un village situé plus loin vers l’est, et que c’était là-bas qu’elle avait réussi à trouver les voleurs et l’endroit où ils se terraient. C’était suffisant pour réorienter les recherches que menait Ethan, bien entendu, car il n’aurait pas songé que ce groupe de bandit puisse être dans un coin aussi éloigné de l’endroit qui lui servait de cible. De plus, il savait qu’une forteresse de l’armée se trouvait dans les environs, mais il fallait croire qu’effectivement, la meilleure cachette était sous le nez de l’ennemi. En revanche, il savait qu’il ne pouvait pas se contenter de cette seule information : si l’indic disait vrai, et qu’Ethan partait sans connaître toutes les données, la femme irait vendre l’information à d’autres, et il se ferait supplanter rapidement, ne connaissant que l’endroit approximatif où les vauriens étaient. C’est donc avec réticence, mais sans avoir d’autre choix, qu’il payât la deuxième moitié, et apprit où aller pour trouver ceux qu’il cherchait. Cependant, alors que l’indic s’en allait, Ethan préféra ne pas retourner se préparer immédiatement, et, à distance, suivit l’informateur, afin, peut-être, de voir quels allaient être ses futurs clients. Il se doutait bien que la jeune femme ne serait pas dupe de sa filature, mais il tablait sur le fait qu’elle s’en moquait : elle conservait assez d’avance pour lui filer entre les doigts si d’aventure il essayait de se rapprocher, et elle savait très certainement se défendre, suffisamment pour s’échapper, au minimum, s’il tentait de l’attaquer, chose qui ne lui était pas venue à l’esprit. Apparemment, elle remarqua qu’elle était suivie, mais sans s’en émouvoir, et continua à chercher quelqu’un qui serait intéressé par ce qu’elle avait à dire. Et si elle trouva bien quelqu’un, ce ne fut pas spécialement ce qu’elle aurait choisi si elle avait pu... Ethan abandonna donc sa filature improvisée, alors que son informateur était en train d’être « réquisitionné » par deux miliciens de la ville, qui devaient se baser sur des rumeurs, ou peut-être juste parce qu’ils la connaissaient et espéraient qu’elle savait ce qu’ils voulaient entendre. En tout cas, cela donnait pour valeur future à l’information quelque chose aux alentours de zéro. L’épéiste décida donc de ne pas perdre davantage son temps, retourna à son auberge, paya sa chambre, récupéra les quelques affaires qu’il y avait laissées, et quitta le village, alors que la nuit tombait. Il s’offrit quelques heures de sommeil une fois arrivé à Auglois, probablement la cible prochaine des voleurs, une fois que Gobnatio serait vidé de tout son intérêt, et surtout, de ses richesses restantes. Ethan n’avait pas l’intention d’essayer de s’infiltrer dans la base de jour, et prit donc le temps de se renseigner sur l’endroit où l’infortunée indicatrice avait affirmé qu’ils étaient, de se reposer un maximum, et de réfléchir à la manière dont il allait procéder. Enfin, quelques heures avant que le soleil ne se couche, il quitta Auglois, et partit vers le nord, dans d’anciennes carrières aujourd’hui abandonnées, et qui n’étaient plus fréquentées que par de rares tailleurs de pierre, et quelques travailleurs. En choisissant bien l’endroit et les heures de passage, il était possible, probablement, de ne se faire remarquer ni des uns, ni des autres, et donc rester dans une relative sécurité –ou, au pire, tuer le ou les gêneurs, avant de transporter les corps jusqu’à Gobnatio et de les jeter dans le Beldassir, pour s’en débarrasser, ou, si quelqu’un venait à retrouver un cadavre, brouiller les pistes. Prenant le temps de bien repérer la zone qu’il avait devant les yeux, il chercha celle qu’il devait explorer, ce qui prit plus longtemps qu’il ne l’aurait imaginé. La nuit était presque tombée lorsqu’il repéra enfin la mine qu’il voulait : de là où il était, il pouvait voir deux types, probablement des sentinelles, qui s’étaient mis autour d’un bloc de pierre à moitié taillé, peut-être l’œuvre d’un homme qui avait abandonné son ouvrage à cause de l’âge, du manque de moyens, ou d’un coup de couteau dans le dos. Au vu des outils que les deux malfrats s’amusaient à manier assez maladroitement, il était presque certain que la dernière possibilité était la bonne. Ainsi, les deux voleurs passaient, de loin, pour des travailleurs, et pouvaient surveiller l’entrée sans attirer l’attention. S’ils n’étaient pas armés –fait logique, puisqu’ils devaient éviter de se faire remarquer-, ils étaient cependant assez proches pour fuir dans leur planque si un intrus en arme venait à arriver auprès d’eux, avant de donner l’alarme, ce qui n’arrangerait pas les affaires de l’intrus en question. Ainsi, Ethan devait trouver un autre passage, ou profiter de la nuit, une fois qu’elle serait entièrement tombée, pour essayer de se débarrasser des deux sentinelles sans qu’elles ne puissent réagir. Pour l’heure, il décida qu’il valait mieux chercher une entrée dérobée, et revenir à la seconde solution en cas d’échec, et commença à explorer les mines environnantes, en prenant soin de bien rester hors de vue. Il lui fallut près d’une heure avant qu’il ne finisse par trouver, à la lueur incertaine d’une torche, une ouverture qui donnait directement sur la partie occupée par les voleurs. S’il craignait que ce soit un piège, il fut bien vite rassuré, et put découvrir par la même occasion que cette bande, si elle était très douée pour piller un village, ne semblait pas être aussi efficace lorsqu’il s’agissait de s’organiser : leur quartier général semblait n’avoir pas été aménagé, comme s’ils l’avaient pris et s’y étaient installés sans se soucier de leur sécurité. Peut-être s’imaginaient-ils que la cachette était parfaite, ou prévoyaient-ils de l’abandonner sous peu. Sans pour autant baisser sa garde, Ethan se sentit moins en danger, et décida de suivre une rangée de torches allumées, seule concession qui semblait avoir été faite. Il espérait trouver soit un voleur qu’il pourrait menacer de son arme pour lui faire avouer où ils dissimulaient les objets volés, soit, justement, la cachette en question. Il fut exaucé, mais pas comme il l’espérait... Car au détour d’un couloir, tombant sur une intersection qui offrait quatre choix, il tomba nez à nez avec un imposant individu. L’homme, sans arme ni armure, ne pouvant pas être un mercenaire qui avait eu l’information par la même source que lui, par la logique même qui veut qu’on soit armé et équipé lorsque l’on pénètre dans le bastion d’un groupe de bandits, était donc forcément l’un de ses membres. Malheureusement, grand et fort, il était peu probable qu’il se laisse facilement intimider, et ne préfère appeler à l’aide. Les yeux quelque peu embrumés par l’alcool du malfrat s’écarquillèrent lorsque Ethan, conscient qu’il ne pourrait le terrasser sans qu’il n’hurle, lui fonça dessus tête baissée, et le percuta, lui coupant le souffle, et le forçant à reculer de quelques pas. De son coté, l’épéiste tirait sa lame, lorsque... Le bandit heurta quelque chose, et, sans pouvoir pousser un cri, s’écrasa sur le sol, s’assommant sur une pierre. Venant d’un couloir perpendiculaire au leur venait d’arriver un nouvel individu, qui lui n’avait pas l’air d’être ici pour plaisanter. Portant une armure qui paraissait solide, et un casque qui lui cachait le visage, l’homme portait une lance à la main, et, d’après sa posture, semblait avoir été pris de court par la situation à laquelle il faisait face. Pendant une minute, les deux hommes se firent face, sans savoir comment réagir. De toute évidence, l’autre était un mercenaire, sinon, il aurait déjà attaqué, mais comment être sûr ? Et s’il pensait que lui était avec les bandits ? S’il attaque, comment réagir et se défendre ? Les couloirs étant étroits, la lance n’était pas une arme aisée à manœuvrer, mais il suffirait à l’autre de frapper d’estoc pour l’obliger à reculer. Avec la portée de son arme, il n’aurait pas de difficulté à le pousser à la fuite... Il ne put aller plus loin dans ses réflexions. Un cri d’alarme déchira le silence presque tombal des lieux, et frappa de plein fouet Ethan, qui se croyait repéré. Celui-ci, oubliant entièrement l’homme qu’il s’apprêtait à affronter, fit volte-face et repartit en sens inverse, afin de retrouver l’entrée par laquelle il était venu. La panique commençait à s’insinuer dans son esprit, mais il la refoula, malgré ses craintes de ne pas retrouver la faille, ce qui, heureusement pour lui, n’arriva pas. Il quitta ainsi la cachette de ceux qu’il cherchait depuis presque une semaine, sans avoir réussi à compléter un seul de ses objectifs. Reprenant son souffle et ses esprits dans la grotte adjacente à celle des hors-la-loi, il commença par quitter cette première en longeant l’un des couloirs, qui, il le savait, le mènerait assez loin de l’entrée utilisée par les bandits. Ayant dû explorer les environs, il savait au moins ça. Une fois certain qu’il était assez loin, il quitta la sécurité des cavernes creusées dans la montagne, et chercha un point assez élevé pour voir ce qu’il se passait vers les voleurs. Avec de la chance, il n’aurait qu’à attendre quelques heures avant de retenter sa chance... Hélas pour lui, ce qu’il vit n’était pas pour lui redonner confiance : en effet, lorsqu’une dizaine de soldats, probablement de Nuruil, attendaient devant le quartier général d’un groupe de brigands, ça n’était certainement pas pour venir leur parler de la pluie et du beau temps. L’alerte lancée alors qu’il était à l’intérieur était donc pour prévenir de l’arrivée de ces soldats... Et heureusement, il l’avait entendu ! Sinon, il aurait probablement été capturé et traité comme étant l’un d’entre eux. Ethan soupira. Il avait eu de la chance de s’en tirer, mais pas assez pour qu’il puisse obtenir la moindre récompense. Il avait ainsi dilapidé son argent pour rien, manqué une occasion de se faire un nom... Bref, rien de bon. Avec un nouveau soupir, il abandonna le spectacle ô combien intéressant d’une poignée d’hommes qui monte la garde, et repartit en direction d’Auglois. Inutile de passer la nuit ici... Le retour fut très calme, et Ethan, épuisé par les efforts qu’il avait dû faire –en vain-, les émotions, et la malchance, arriva aux portes du village sans remarquer le temps qu’il avait passé à marcher, tant il était concentré sur sa tâche actuelle, à savoir, maudire son destin. Ayant déjà réservé une chambre, il alla la prendre, et s’endormit après avoir ressassé encore plusieurs fois les événements de la soirée. La nuit, et une partie de la matinée, furent mises à contribution pour redonner un minimum de forme physique à Ethan, ainsi qu’un peu plus de motivation. Pas assez, cependant, pour qu’il ne se laisse aller à prendre un verre dans la taverne du coin, où il se rendit, après avoir passé un certain temps à marcher, pour se changer les idées. Il n’y avait pas foule, malgré l’heure. Ce n’était pas pour gêner Ethan qui s’installa sur une table vide, commanda un verre de vin qu’il s’attendait à trouver mauvais, et repensa de nouveau à ce qu’il avait espérer tirer de cette histoire... Pas de l’argent, déjà. Même s’il avait utilisé la quasi-totalité de ses fonds, il savait qu’il pourrait réunir à nouveau son petit pécule sans grand mal, au travers de missions simples, pour lesquelles on ne trouve pas ou peu de volontaires, puisque assez... basiques, et pas franchement intéressantes. Cependant, cela ne le gênait pas, pour l’instant. Pour l’excitation, déjà. Ca, il en avait eu, et ne pouvait se plaindre : le repérage, l’infiltration, l’attaque sur le bandit, la fuite, l’observation des soldats en action... Au moins, il s’était senti l’âme d’un vrai guerrier, même s’il fallait admettre qu’il n’avait pas été particulièrement héroïque. Enfin, pour se faire un nom. C’était déjà plus délicat, car la seule personne qui pourrait témoigner de sa présence dans cette cachette, à part son adversaire saoul qui n’avait probablement pas vraiment détaillé celui qui lui était rentré dans le lard sans perdre de temps, était l’homme à la lance. Mais celui-ci, il ne s’attendait pas à le revoir, ou alors, plus par hasard qu’autre chose. Ethan lui-même n’avait pas prévu de rester plus longtemps, peut-être interroger quelques autres personnes de la taverne pour du travail, avant de quitter Auglois. En tout cas, pas de quoi s’en faire. Son moral revenu, Ethan but d’un trait son verre, qui était effectivement mauvais, et s’apprêta à se lever lorsque quelqu’un posa un casque sur la table, tira une chaise en face de lui, avant de s’y asseoir. Je mis quelques secondes à reconnaître celui que j’avais rencontré la veille dans les mines. Cependant, le casque et l’armure étaient tels que je les avais vu, et les chances qu’un individu, dans ce village, porte une tenue similaire à celle-ci... étaient très minces. Le temps de reconnaître celui qui me faisait à nouveau face, l’effet de surprise s’était dissipé comme l’amer goût du vin. Quelques instants passèrent, puis l’inconnu demanda à Ethan pourquoi ce dernier semblait abattu. La question surprit l’épéiste, surtout venant de quelqu’un qu’il venait presque de rencontrer. Mais, après tout, s’ils avaient été dans la mine, hier, peut-être était-ce tous deux pour une mission particulière. Son interlocuteur avait peut-être réussi à atteindre son objectif, et croyait que c’était de même pour lui... Enfin, peut-être. Toujours est-il qu’Ethan répondit, après un court silence, que c’était parce qu’il n’avait pas de raison d’être particulièrement joyeux. Puis, après un court silence, il lui demanda pourquoi cela l’intéressait. La réponse ne dura pas, et arracha un mince sourire à Ethan : l’homme comparait son attitude du moment à celle qu’il avait lors de leur première rencontre, et s’étonnait qu’elles soient si différentes. Haussant les épaules, Ethan expliqua qu’à ce moment-là, il visait un objectif qu’il n’avait pas eu le temps d’atteindre, ce qui expliquait qu’il n’était pas d’humeur. Il ajouta qu’en revanche, cela n’avait pas l’air d’être le cas de son interlocuteur. Il y eut encore une pause, avant qu’il n’estime que, l’homme étant à sa table, il devait se montrer un minimum éduqué, et lui proposa un verre. Celui-ci, cependant, refusa, et, confirmant qu’il avait bel et bien atteint ses objectifs de la veille, commanda tout de même un peu d’alcool pour lui, tout en réglant celui d’Ethan, ce qui laissa ce dernier gêné. Le remerciant pour sa générosité, il se présenta, avant de demander le nom de cet étrange mercenaire. Siegfried Schwartztrom... Le nom semblait étranger, mais Ethan ne s’en préoccupait guère. C’était la première fois qu’il était ainsi, avec quelqu’un de sa profession, et probablement pas beaucoup plus expérimenté que lui. Plus intéressé qu’au début, il demanda à ce Siegfried comment se déroulait sa carrière, pour le moment. Il était curieux de savoir quel parcours il pouvait suivre, de son coté, ce qui pourrait permettre à Ethan de comparer avec le sien, et peut-être d’améliorer son sort... Malheureusement, il se montra peu prolixe, et se contenta d’une réponse assez banale, dans laquelle il affirmait n’avoir à se plaindre que de l’intérêt peu significatif du travail qu’il devait parfois faire. Mais c’était déjà plus qu’il n’en fallait, car soit c’était quelqu’un de terriblement modeste, soit il n’avait pas envie d’énumérer des missions aussi inintéressantes les unes que les autres. Sentant que Siegfried ne semblait pas entièrement satisfait, malgré son récent succès, de son métier, il poussa plus avant ses interrogations, et lui demanda s’il avait couramment du travail valorisant, de celui qui fait apprécier le mercenariat. Cette fois, Siegfried lui répondit sans se dérober, et cela rassura grandement Ethan d’apprendre qu’il n’était pas le seul à avoir de tels problèmes. Lorsque son interlocuteur l’interrogea sur le même sujet, l’épéiste décida d’être aussi honnête, et d’avouer que les missions qu’il avait accompli jusque-là avaient été particulièrement pauvres d’intérêt, et que son escapade dans les mines avait été plus valable que tout ce qu’il avait fait jusque-là, même si le succès n’avait pas été au bout du chemin. Après une pause, il demanda, autant à lui-même qu’à Siegfried, ce qui pouvait bien leur manquer pour que le travail intéressant les fuit ainsi. Celui-ci, après un long moment de réflexion, estima que l’expérience était probablement ce qui leur faisait le plus défaut. On ne confie pas de travail important à un débutant, si bien qu’il ne restait à ceux-ci que les tâches les plus simples, et les moins intéressantes, tant sur le plan personnel que financier. Il ajouta qu’à son sens, il faudrait patienter quelques années encore avant qu’ils ne soient considérés comme de vrais mercenaires, et puissent recevoir des missions en conséquence. Cela n’était pas ce qu’attendait Ethan, qui estimait, de son coté, que s’il manquait quelque chose, c’était bien plus de capacités que d’expérience. C’est en forgeant que l’on devient forgeron, et si l’apprenti ne s’essaye jamais à battre le fer, il ne parviendra jamais à devenir un professionnel, et restera apprenti. La même chose pouvait très bien se faire pour le mercenariat, et enchaîner du travail sans valeur ne ferait pas d’eux des gens plus expérimentés. Proposant cette idée à Siegfried, il ajouta que de son coté, il avait appris à se battre par le biais de son père, puis d’un mercenaire de métier qui l’avait aidé à perfectionner sa technique. Cependant, il n’avait jamais vraiment été mêlé à un combat, et il était possible que ses clients l’aient senti, les incitant à ne pas confier de mission risquée à un bleu qui pourrait fort probablement mourir ou fuir, ce qui ne serait guère bon pour ladite mission. Il jeta un coup d’œil à son interlocuteur, attendant son avis sur la question. Celui-ci, tout en restant sur ses positions, reconnut que ce devait être un problème commun à tout mercenaire qui débuterait dans la profession sans s’être battu avant. Néanmoins, il ne voyait pas comment il serait possible de passer outre cette difficulté, ce qui fit réfléchir Ethan. Pour la première fois, il était face à quelqu’un qui était aussi expérimenté que lui, c’est-à-dire fort peu, qui rencontrait les mêmes obstacles, et qui, heureusement, était assez causant. Cela lui donna une idée : puisque, séparément, ils n’avaient pas les qualités nécessaires pour s’imposer comme des mercenaires valables, l’union faisant la force, en s’associant, ils donneraient peut-être meilleure impression qu’en restant chacun de leur coté. En outre, vu qu’ils butaient sur le même problème, il était plus efficace de chercher une solution à deux... Ayant été jusqu’ici seul, Ethan hésitait à proposer à ce Siegfried de devenir son partenaire, ne fut-ce que pour quelques temps. Cependant, si cela pouvait briser la monotonie de son métier, le jeu en vaudrait la chandelle, aussi, après quelques secondes, il proposa à son interlocuteur le fruit de ses pensées. Siegfried, logiquement, prit un moment pour réfléchir à ce qui s’avérait être, après tout, une proposition, avant de donner sa réponse. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il accepta, et Ethan, se disant que les choses s’amélioreraient peut-être, lui tendit la main par-dessus la table, afin de serrer celle de son nouveau partenaire, et ainsi sceller leur accord. Aucun d’entre eux n’avait proposé de durée, mais il était certain que tant que ce partenariat serait profitable pour les deux parties, il serait maintenu. Une fois cela fait, il fallut passer à la partie la plus délicate pour des mercenaires comme eux : trouver une mission à réaliser, car, partenariat ou pas, sans travail... Ils hésitèrent à se séparer, afin de se renseigner plus vite, mais, logiquement, s’ils avaient décidé de s’unir, c’était en premier lieu pour faire meilleure impression sur leurs employeurs. Certes, il était toujours envisageable d’expliquer l’absence de l’autre, mais cela réduisait trop l’impact qu’ils pouvaient avoir pour qu’ils décident de chercher chacun de leur coté. De plus, s’ils trouvaient tous les deux du travail, cela pourrait causer quelques problèmes lorsqu’il faudrait remplir leurs contrats. Finalement, donc, ce fut à deux qu’ils écumèrent –presque littéralement- les lieux, à la recherche d’une tâche correcte à accomplir. Malheureusement, Auglois était un village trop petit, et surtout, après ce qui était arrivé la veille, l’armée avait réglé la plus importante source de préoccupation des lieux, vu que les habitants avaient peur de subir le même sort que Gobnatio. La disparition de cette crainte reléguait, du moins pour le moment, les autres problèmes à l’arrière-plan, ce qui donnait autant de travail que dans un désert pour deux mercenaires. Ethan et Siegfried firent le choix de repartir à Gobnatio, que leurs collègues avaient probablement déserté, lorsqu’ils avaient appris que l’affaire était réglée. De plus, c’était l’occasion de faire un déplacement à deux, et cela leur permettrait de faire plus ample connaissance... Le trajet, cependant, fut assez froid. Aucun des deux n’était encore sûr de sa décision, et, à part quelques rares commentaires sur ce qui les entourait, il n’y eu rien de notable. Marchant à bon rythme, ils arrivèrent en quelques jours, les derniers ayant été plus agréables que le premier, mais sans être pour autant parfait. Ils se méfiaient l’un de l’autre, habitude qu’ils avaient prise au fur et à mesure de leur carrière, et cette distance ne disparaîtrait pas en quelques jours de voyage. Gobnatio avait été bel et bien quittée par la plupart des mercenaires présents presque une semaine plus tôt. Cependant, ceux-ci, comme ceux d’Auglois, avaient fait en sorte de repartir avec une bourse un peu moins vide, et les deux partenaires durent à nouveau abandonner l’idée qu’un travail pourrait être trouvé ici, les rares propositions étant bien au-delà de leur niveau actuel. Cette malchance fit craindre à Ethan que leur partenariat ne prenne déjà fin. Même s’il n’était pas très à l’aise aux cotés de Siegfried, celui-ci ne lui semblait pas inamical, et il était convaincu qu’à deux, ils atteindraient de meilleurs résultats que seuls. Il se rassura en se disant que même isolés, ils n’auraient rien eu de plus : l’absence de travail touchait aussi bien deux mercenaires qu’un seul. Mais cela ne pouvait durer, et il fallut décider d’une nouvelle direction. De là où ils étaient, ils avaient deux possibilités : soit remonter, en passant par Nuruil, vers le nord, soit rejoindre l’est, à Digolith, par exemple. Si le nord était susceptible de proposer plus de travail, il était également beaucoup plus fréquenté, et il était probable que leurs rivaux seraient très nombreux. En revanche, l’est, lui, serait peut-être moins pratique, mais toute mission découverte serait à eux, fort probablement. Ce fut donc de ce coté-là qu’ils décidèrent de se rendre, faute de mieux. Alors qu’ils terminaient leur discussion, un homme s’approcha d’eux, et entama la conversation. Commençant par leur demander s’ils étaient, par le plus grand des hasards, mercenaires, probablement pour confirmer ce qu’il pensait, il leur proposa une mission d’escorte, justement en direction de Digolith. Ce coup de chance remonta le moral d’Ethan, en premier lieu parce qu’ils passaient enfin pour des mercenaires, et non pas pour de simples voyageurs mieux armés que la normale, mais également parce qu’ils avaient enfin du travail, et cadrant parfaitement avec ce qu’ils avaient décidé de faire. Cependant, alors qu’il s’apprêtait à accepter, Siegfried demanda des détails sur ce qu’ils devaient garder, question qui parut étrange, et un peu déplacée à Ethan. La réponse fut rassurante : il s’agissait essentiellement de biens de première nécessité que Digolith troquait contre ses fourrures, très réputées. Sur l’insistance de Siegfried, il affirma que les deux partenaires pourraient vérifier s’ils le souhaitaient. Ethan, de son coté, interrogea l’individu sur le salaire offert, n’ayant pas oublié les conseils qu’on lui avait donnés après son premier contrat. Celui-ci, alléchant pour une personne seule, correct pour deux, n’était pas aisé à marchander, car ils avaient besoin de ce travail, et ne pouvaient pas se permettre de le laisser passer, ou de déplaire à leur employeur en demandant trop. Il demanda une minute, afin d’en discuter avec Siegfried, au cours de laquelle il n’y eut pas beaucoup d’hésitation. L’homme fut rappelé, pour lui annoncer qu’ils étaient d’accord. Celui-ci, après avoir remercié les deux partenaires, leur fit une avance sur salaire, avant de préciser qu’il leur faudrait attendre une journée que le convoi soit prêt. Une fois leur client parti, Ethan interrogea Siegfried sur la raison qui l’avait poussée à être aussi stricte sur la cargaison. Celui-ci préféra passer sur les détails, mais expliqua qu’il avait eu des problèmes à cause d’une mission d’escorte dont les marchandises étaient quelque peu... louches, ce qui l’avait habitué à faire attention à ce genre de détail. Ethan estima qu’il avait raison, car on n’était jamais trop prudent. Ils prirent le reste de la journée pour parfaire leurs préparatifs, et, le lendemain, leur première mission en duo commença enfin. Celle-ci n’avait rien de très difficile, l’escorte étant là pour rassurer les marchands, et non pas pour faire face à une attaque de bandits, événement qui n’arriva pas, ce qui ne trancha guère avec les missions qu’Ethan avait l’habitude d’avoir. Cependant, la présence d’un allié changeait bien des choses, et ils durent s’organiser pour des tours de garde, la nuit, afin de se poser en professionnels, et aussi parce qu’il fallait qu’ils apprennent à se faire confiance. Ils décidèrent rapidement de la stratégie à appliquer : le premier tour de garde durerait un quart de la nuit, pour éviter de rester debout trop longtemps. Celui qui dormirait en premier prendrait le second tour, environ la moitié de la nuit, puis ils échangeraient pour la dernière garde, dormant tous les deux, sans pour autant que l’un ou l’autre ne doive rester éveillé une trop longue période. Au matin, le plus fatigué se reposerait dans le convoi pendant que le deuxième assurerait la surveillance, et ils inverseraient à nouveau pour que tous deux soient frais et dispo pour l’après-midi. En évitant que ce soit toujours le même qui dorme le premier, ils avaient une méthode certes compliquée, mais qui fonctionna efficacement pendant tout le trajet. Le reste de la journée, sans histoire, était en général remplie via des discussions entre Ethan et Siegfried, discussions qui furent de plus en plus animées au fil des jours. En arrivant enfin à Digolith, ils avaient appris à se faire confiance, et à s’apprécier un peu plus. Ethan sentait que la glace s’était brisée, du moins partiellement, et se sentait plus à l’aise avec Siegfried qu’au début. En outre, cette mission leur avait donné l’occasion d’agir comme de vrais mercenaires, et pas comme de vulgaires gardes, et c’était déjà beaucoup. Digolith était un village assez isolé, et qui donc n’offrait pas énormément de possibilités. Cela n’empêcha pas les deux partenaires de trouver un peu de travail, sans grand intérêt, certes, mais qui permettait de gagner un peu d’argent, de s’occuper, et d’en profiter pour mieux se connaître. Ils finirent même par s’entraîner entre eux, afin de pouvoir se jauger, de savoir comment réagirait l’autre lors d’un affrontement, mais aussi pour se maintenir en forme, monter la garde n’étant pas très épuisant, physiquement parlant. Ethan put constater qu’il n’était guère efficace contre un adversaire armé d’une lance, la portée de celle-ci rendant une approche difficile. Cela lui apprit à être plus méfiant des adversaires de ce calibre, tout en mettant au point des manières de passer outre ce désavantage, même si elles n’étaient pas souvent efficaces. Après quelques temps à Digolith, Ethan et Siegfried décidèrent de reprendre la route, avant de chercher –et trouver- une mission adaptée, qui leur demandait de livrer un colis au nord, à Jevodun. L’objet était apparemment issu des dômes de glace, suite à une découvert récente, et qu’il fallait transmettre à un obscur professeur de la ville. La paie était moyenne, mais c’était une occasion que saisirent les deux partenaires. Le trajet fut plus détendu que les autres, et se passa sans encombre. Il n’y a pas grand-chose à dire à ce sujet, et ils eurent tôt fait d’arriver à destination. Terminant leur travail, et touchant leur récompense, ils décidèrent ensuite de s’offrir un peu de détente et de réflexion dans la taverne du coin...
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| Asca Membre + / 5961 AW$
02/09/2010 21:44:04 Edité 1 fois. Dernière fois le 05-09-10 à 20:56:54 |
Si certains n'ont pas eu le temps de poser une candidature, ils pourront toujours jouer plus tard des rôles secondaires dans le RPG ou des rôles d'ennemis.
Il est aussi fort possible que j'organise des "évènements spéciaux" accessibles à tout le monde (y compris les joueurs) qui se dérouleront sur une petite période. Ces évènements seront annoncés sur le topic des petites annonces et ceux qui voudront y participer y seront les bienvenus. Ils ne nécessiteront pas une connaissance du RPG et de l'univers. Message pour Mabou et Patton : Le RPG commence sans vous. Je vous laisse une période indéterminée pour faire vos fiches. J'aimerai qu'elles soient correctes et respectent un minimum l'univers. J'ai pas fait ça pour rien. x) Si vous avez des questions, n'hésitez pas ! Mais souvenez-vous que plus vous mettez de temps à la faire, plus vous aurez du retard ! La police du RPG est Segoe Print. Gras = vos paroles Italiques = vos pensées Sans rien = le reste Isaac Bovrec : Vous vous trouvez dans les environs du Domaine des mousses, il est environ 10h30 Après deux longues décades de marche, on put apercevoir sur le visage de cet individu à la cape rouge le soulagement qu'il éprouvait à être enfin arrivé à sa destination : le Domaine des mousses. Ce jeune mage nommé Isaac venait apparemment en ces lieux pour rejoindre le quartier général des Hemingels. Ce dernier situé à moins de deux lieues de la lisière est avait été établi ici pour maintenir la pression sur les frontières altionnes. Outre cela, le domaine était grand mais lorsqu'on s'en approchait, on ne pouvait deviner son étendue. La route qu'avait emprunté Isaac avait commencé à être entourée de plusieurs plantations au milieu des arbres et on pouvait admirer les quelques bâtisses qui étaient perchées dans ces derniers pour certaines et d'autres, au sol, qui faisaient la jonction entre plusieurs troncs imposants. Le chemin se subdivisait et continuait à s'entrelacer entre les arbres pour aller certainement au cœur du domaine mais ce n'était pas certain. Peut-être que notre visiteur allait apostropher un des suandils qui s'affairait à quelques mètres. Éventuellement celui qui récoltait les fruits de quelques muriers ou alors celui, assis sur une vielle souche, qui confectionnait un étrange paquet pour demander la bonne direction. Isaac Bovrec, Mage de niveau 1 État : Tout va bien, enfin normalement... *vérifie son escarcelle* PV : 20/20 PE : 12/12 Techniques : (PM à distribuer = 0) Flammèche (PM : 0/50) Équipement : Arme principale : Bâton rudimentaire, + 1 magie, niveau 1 ( 30/30 ) Armure principale : Cape rouge démodée, + 1 résistance, niveau 1 ( 30/30 ) Armure secondaire : Gants usés, + 1 technique, niveau 1 ( 25/25 ) Accessoire : Aucun Bourse Besace rapiécée Autre(s) objet(s) : - Carte du monde - Bouquin du joueur parfait - Papiers d'identité ___________________________________________________________________________ Ethan Ridill & Siegfried Schwarzsturm : Vous vous trouvez à Jevodun, il est environ 12h45 Jevodun... cette petite bourgade située en plein milieu des champs... ses commerces de proximité, ses petites écoles, sa bibliothèque municipale, sa caserne quelque peu délabrée, sa milice qui veille au grain (enfin d'une certaine manière puisque c'est l'heure de la pause déjeuner), ses bourgeois, ses roturiers, ses artisans en tout genre... et... deux mercenaires plutôt louches qui pénètrent dans une taverne tenue par un honnête homme qui propose des remontants à des prix... à des prix, quoi. La Table de Recan était la première gargote sur laquelle les visiteurs arrivant par l'entrée ouest tombaient. Sa position au combien stratégique lui assurait une forte fréquentation toute la journée et par conséquent un profit également fort. Enfin, personne n'en sait rien, mais les mois consciencieux n'hésitent à propager toutes sortes de rumeurs à des fins pas très honnêtes. Toujours est-il que comme à son habitude, la Table de Recan avait son lot de clients et donc son lot de bavardages. Ethan et Siegfried, puisqu'ils se nommaient ainsi, remarquèrent que les rares places qu'il restait se trouvaient au comptoir, au fond à droite. Ils s'y assirent attendant que le maître des lieux, ou du moins un des serveurs, les remarquent pour leur demander ce qu'ils souhaitaient commander. Après quelques instants de patience à regarder la carte posée près d'eux, un homme de taille normale, légèrement vouté, leur fit face : - Qu'est-ce que je vous sers, mes bons messieurs ? Demanda t-il avec un léger sourire si propre à la plupart des taverniers. Pour deux collations à au moins 4 quints chacune, j'offre la troisième ! Fichier audio
Carte : - Godet de bière : 1 quint - Cervoise : 2 quints - Hydromel : 2 quints - Vin rouge (simple) : 3 quints - Whisky : 4 quints - Hypocras : 4 quints - Chope de bière : 4 quints - Vin de groseille : 4 quints - Vin rouge (double) : 5 quints - Rosée : 5 quints - Armagnac : 6 quints - Grande chope de bière : 6 quints Ethan Ridill, Épéiste de niveau 1 État : Tout va bien, enfin normalement... *vérifie son escarcelle* PV : 20/20 PE : 8/8 PA : 0 Techniques : (PM à distribuer = 0) Botte Fatale (PM : 0/50) Équipement : Arme principale : Épée rubigineuse, + 1 technique, niveau 1 ( 30/30 ) Fourreau rudimentaire, évite -5 durabilité arme, niveau 1 (-/-) Armure principale : Brigantine ringarde, + 1 défense, niveau 1 ( 30/30 ) Armure secondaire : Chaussures rudimentaires, + 1 vitesse, niveau 1 ( 25/25 ) Accessoire : Aucun Bourse Besace rapiécée Autre(s) objet(s) : - Carte du monde - Bouquin du joueur parfait - Papiers d'identité Siegfried Scwarzsturm, Hallebardier de niveau 1 État : Tout va bien, enfin normalement... *vérifie son escarcelle* PV : 20/20 PE : 8/8 PA : 0 Techniques : (PM à distribuer = 0) Estocade (PM : 0/50) Équipement : Arme principale : Lance émoussée, + 1 force, niveau 1 ( 30/30 ) Arme secondaire : Javelot basique, pas de bonus, niveau 1 ( 20/20 ) Armure principale : Cuirasse rouillée, + 1 défense, niveau 1 ( 30/30 ) Armure secondaire : Vieux casque, + 1 défense, niveau 1 ( 25/25 ) Accessoire : Aucun Bourse Besace rapiécée Autre(s) objet(s) : - Carte du monde - Bouquin du joueur parfait - Papiers d'identité ___________________________________________________________________________ | ||||||||||||||||||||||
| Game advance II Membre BAA / 44347 AW$
05/09/2010 21:34:08 Edité 1 fois. Dernière fois le 05-09-10 à 21:37:24 |
Ethan commençait à regretter d'avoir été tenté par la facilité et d'avoir incité Siegfried à entrer dans la première taverne qu'ils voyaient. Très animée, après plusieurs jours de voyage, il avait espéré avoir droit à un peu de tranquillité, et non ce brouhaha. Cependant, conscient que l'heure n'était pas propice au calme, il tâcha d'oublier son envie de quiétude, et de se concentrer sur les propos de leur hôte, auquel il répondit :
-C'est aimable à vous, mais nous désirons juste prendre un verre, et je n'ai pas besoin d'un deuxième, fut-il gratuit. Personnellement, je vais prendre un... un hypocras. Je n'ai pas souvenir de cette boisson, donc autant l'essayer... Posant la carte sur la table, n'en ayant plus besoin, il jeta un regard à son partenaire, attendant de voir ce qu'il commanderait.
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| Salamandar Équipe du site / 42649 AW$
05/09/2010 21:34:29 Edité 4 fois. Dernière fois le 05-09-10 à 21:56:04 |
Siegfried se mit à lire attentivement la carte. Ce dernier avait un petit penchant pour l'alcool (mais avec modération, bien entendu) et, sur le moment, il ne savait pas quoi choisir parmi tout ce qui était proposé. Soudain, la voix de son partenaire se fit entendre, précisant sa commande et son refus d'une boisson gratuite. Mais cette attitude n'était pas digne d'un mercenaire qui se doit d'accepter tout ce qui est gratuit !
- Pour ma part, je prendrais un petit whisky. Et je ne suis pas contre la troisième collation ! Et si nous avons le choix, je prendrais la même chose que mon ami.You overestimate your chances. Fine then... I'll just teach you all a lesson! | ||||||||||||||||||||||
| sorasupreme Membre + / 13948 AW$
05/09/2010 21:51:59 Edité 2 fois. Dernière fois le 05-09-10 à 22:18:43 |
Isaac soupira de soulagement. Lui qui n'avait pas l'habitude de faire de l'exercice, étant toujours plongé dans le premier grimoire qui traînait, ces vingt jours passés à traverser les forêts Ne pas déclencher ses pouvoirs, ne pas déclencher ses pouvoirs, ne pas déclencher ses pouv...pfiou c'était juste cette fois !, les plaines et autres paysages divers et variés (ou pas) avaient été exténuants, surtout physiquement. Mais touchant au but, il voyait avec espoir la fin de son voyage...jusqu'à cette intersection. Rien de spécial n'étant indiqué pour se décider sur la route à prendre, et ne voulant pas perdre de précieuses heures Le temps c'est de l'argent ! vainement, le mage se résigna à demander à l'un de ses compatriotes, celui en train de s'affairer à faire une sorte de paquet, d'un ton qu'il espérait poli :
Désolé, quelle route faut-il prendre pour atteindre le QG d'Helmingels ?
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| Asca Membre + / 5961 AW$
05/09/2010 22:45:36 |
Infos : Les papiers d'identités vous mènent désormais jusqu'à votre page respective de statistiques. J'aimerai savoir si vous voulez que la police change. Est-ce que Segoe Print vous convient ? Si je dois changer, je le ferai. Ce qui n'est pas une mince affaire car il faut une police qui face Gras et Italique, qui soit facile à lire et dont le nom n'est pas trop compliqué à retenir. ^^ Isaac Bovrec : Vous vous trouvez dans les environs du Domaine des mousses, il est environ 10h30 L'individu leva les yeux de son paquetage en direction de celui qui l'avait interpellé. - Bonjour. Vous vous rendez au QG des Hemingels ? Vous tombez à pic ! Alors, en fait les deux chemins mènent au QG mais celui de gauche vous y emmènera plus rapidement, répondit-il en désignant du doigt le chemin en question. - Vous êtes pas du coin vous, je me trompe ? Ici, vous arrivez au domaine mais le centre est encore à une lieue de marche. Plus vous vous enfoncerez plus vous verrez de maisons et de constructions mais vous allez devoir passer plusieurs barricades avant de trouver des habitations en pierre. Il reprit après avoir jeté un œil à son paquet. - Je peux vous demander un service ? Voilà, j'ai ceci à livrer à l'érudit Théodore. Je ne peux pas y aller moi-même car j'ai quelques obligations importantes ici. Ça vous embêterait de vous encombrer de ce colis, attention c'est fragile hein, et de le porter à sieur Théodore ? Il habite dans une cabane près d'un moulin à eau. Vous devrez tourner à droite après le sanctuaire que vous croiserez et vous n'aurez qu'à suivre le sentier. Il habite près du ruisseau, sa demeure est immanquable, elle est isolée et ne ressemble pas aux autres maisons avant le ruisseau. Isaac Bovrec, Mage de niveau 1 État : Tout va bien, enfin normalement... *vérifie son escarcelle* PV : 20/20 PE : 12/12 Techniques : (PM à distribuer = 0) Flammèche (PM : 0/50) Équipement : Arme principale : Bâton rudimentaire, + 1 magie, niveau 1 ( 30/30 ) Armure principale : Cape rouge démodée, + 1 résistance, niveau 1 ( 30/30 ) Armure secondaire : Gants usés, + 1 technique, niveau 1 ( 25/25 ) Accessoire : Aucun Bourse Besace rapiécée Autre(s) objet(s) : - Carte du monde - Bouquin du joueur parfait - Papiers d'identité ___________________________________________________________________________ Ethan Ridill & Siegfried Schwarzsturm : Vous vous trouvez à Jevodun, il est environ 12h45 -Tout de suite mes bons messieurs ! Instantanément les verres se remplir et se posèrent devant eux prêts à être délestés de leur délicieux contenus. Alors que nos deux amis sirotaient leurs consommations, les bavardages et conversations pouvaient monter jusqu'à leurs oreilles. - … c'est vraiment pas de bol, hein ? - Tu l'as dit. Enfin bien plus que pour Fadden, c'est nous qui en pâtissons ! Ha ha ! - Ouais enfin c'est pas drôle pour lui... Fadden, il... Recan ! Une autre bière !... a que ses champs pour vivre. - Et la milice a pas le temps de s'en mêler... - Un vin de groseille ! Hurla un individu parmi les clients assis au milieu des tables rondes de la gargotte. Le brouhaha s'amplifia et le reste de la conversation entre les deux individus assis non loin resta inaudible. Il ne valait mieux pas entendre certaines discussions de peur de ne pas pouvoir finir son verre ensuite. Les clients entraient et sortaient sans cesse, au grand plaisir de l'individu un peu grassouillet, certainement Recan, qui s'affairait à essuyer des verres à deux pas de nos deux compères. L'auberge était vraiment beaucoup fréquentée et c'est souvent dans des endroits comme ça qu'on peut trouver de quoi gagner un peu d'argent. Enfin je dis ça, je dis rien moi. Fichier audio Ethan Ridill, Épéiste de niveau 1 État : Tout va bien, enfin normalement... *vérifie son escarcelle* PV : 20/20 PE : 8/8 PA : 0 Techniques : (PM à distribuer = 0) Botte Fatale (PM : 0/50) Équipement : Arme principale : Épée rubigineuse, + 1 technique, niveau 1 ( 30/30 ) Fourreau rudimentaire, évite -5 durabilité arme, niveau 1 (-/-) Armure principale : Brigantine ringarde, + 1 défense, niveau 1 ( 30/30 ) Armure secondaire : Chaussures rudimentaires, + 1 vitesse, niveau 1 ( 25/25 ) Accessoire : Aucun Bourse Besace rapiécée Autre(s) objet(s) : - Carte du monde - Bouquin du joueur parfait - Papiers d'identité Siegfried Schwarzsturm, Hallebardier de niveau 1 État : Tout va bien, enfin normalement... *vérifie son escarcelle* PV : 20/20 PE : 8/8 PA : 0 Techniques : (PM à distribuer = 0) Estocade (PM : 0/50) Équipement : Arme principale : Lance émoussée, + 1 force, niveau 1 ( 30/30 ) Arme secondaire : Javelot basique, pas de bonus, niveau 1 ( 20/20 ) Armure principale : Cuirasse rouillée, + 1 défense, niveau 1 ( 30/30 ) Armure secondaire : Vieux casque, + 1 défense, niveau 1 ( 25/25 ) Accessoire : Aucun Bourse Besace rapiécée Autre(s) objet(s) : - Carte du monde - Bouquin du joueur parfait - Papiers d'identité ___________________________________________________________________________ | ||||||||||||||||||||||
| Patton Membre / 7121 AW$ 06/09/2010 13:55:05 Edité 7 fois. Dernière fois le 06-09-10 à 15:22:25 |
Thème Thème de combat Mon meugnon tout pitit spritounet <3 :
Background « Nous ne méritions pas cela.. nous n'avions rien demandé.. » Les errances en territoires Altions ne sont pas rares.. Mes parents faisaient partie de ces bandes de joyeux voyageurs, des bardes itinérants qui traversaient des continents entiers pour se donner en spectacle dans les différentes villes du pays.. Nous voyagions pratiquement toute l'année, dans l'une de ces roulottes tirées par deux chevaux très laids. Nous faisions partie, comme beaucoup d'autres, de ces tribus nomades, qui n'avaient pas de foyer.. Mon enfance fut bercée dans la musique et la danse, une enfance blottit dans l'illusion.. et nous vivions des revenus de la nature, et des pauvres paysans qui étaient séduits qu'on leur conte les glorieuses péripéties d'un des grands héros de leur nation. Ce jour là, j'étais encore jeune, et nous faisions circuler la roulotte sur un tronçon de la route assez traître, connu pour ses attaques de maraudeurs cupides. Mes parents étaient deux artistes.. ils n'avaient que le don de la musique.. quelle inutilité. J'étais cachée dans la caravane, nous étions encerclé d'une bande de mécréants malfaisants, dont seul le sang, et l'argent calmeront leur ardeur.. Sous mes yeux innocents, se cachaient une peur tétanisante, je voyais ces hommes en tuer d'autres.. projetant sur leurs visages, les tripes de ceux qu'ils éventraient. Le sang coulait à flot. Je fus le témoin d'une sanglante escarmouche, qui avait couté la vie à d'innombrables innocents.. Quelques survivants tentèrent de prendre la fuite, mes parents, conscient du danger, m'ordonnèrent de courir, le plus loin possible.. Ce que je fis, complètement apeurée par cette situation. Tentant d'échapper au courroux des barbares, l'un des maraudeurs surpris mes parents isolés devant la forêt. Je trébuchai violemment sur une racine d'un arbre mort. Au loin, on entendait les hommes hurler au carnage et à la victoire.. ils riaient.. Lorsque j'ouvris les yeux, dans le chaos de la scène, je vis la tête sans corps de mon chien.. un rictus effrayant pendu aux lèvres. Me prenant la tête entre mes deux mains, j'hurlais, j'étais comme folle, apeurée par les maraudeurs qui riaient de leur propre cruauté. Il n'y avait plus qu'une chose à faire.. partir, courir le plus loin possible, dans l'espoir que ces assassins ne me retrouvent pas.. Au clair d'une lune incandescente, je marchais tout droit, vers l'inconnu, dans l'espoir de trouver quelqu'un qui pourrait m'aider. Tout ceci semblait interminable, j'avais comme l'impression de tourner en rond.. « A quoi bon vivre.. si c'est pour mourir.. » Je m'allongeai sur les racines d'un vieil arbre, le regard lourd, la conscience en peine.. J'entendais toujours leurs rireraisonner dans ma tête, je pleurais beaucoup.. j'étais jeune.. et je venais de tout perdre. Perdue au milieu de cette forêt dense, j'attendais la fin de mes jours arriver.. jusqu'a ce que je m'endormis. Le lendemain, réveillée par la pluie battante qui s'écoulait sur moi, je me relevai, séchant les gouttes d'eau qui déferlaient sur mon visage avec mon avant bras.. et je continuai dans la même direction que la veille.. des heures durant, aveuglait par l'espoir de voir quelqu'un qui pourrait m'aider.. Au loin, des grésillements de firent entendre, et les buissons bougeaient frénétiquement, sous le passage de quelque chose.. Je me dirigeais plein nord, sans m'arrêter.. j'avais faim. Quand les bruits de pas devinrent continue et bruyant, je me retourna.. C'était un ours, de couleur sombre, affamé par un jeun de plusieurs mois. Je basculai en derrière, et tomba à terre, de dos, tentant de reculer comme je le pouvais. La bête approchait sans cesse, la gueule ouverte, prête à assouvir son désir premier qu'est de se nourrir.. je sentais la fin venir de nouveau. Alors qu'il levait la pâte pour achever sa proie, un sifflement se fit entendre. Une flèche venait de se loger droit dans l'oeil de l'animal, qui criait à l'agonie, avant de prendre la fuite. A croire que j'ai un ange gardien. Un homme surgit des fougères, et se précipita sur mon corps inerte, et m'emmena. A l'époque, j'avais 13 ans, il pouvait me porter aisément sans difficulté. Lorsque je me reveillai.. j'étais dans un lit aux draps d'un blanc immaculé, seule dans une chambre que deux fenêtres éclairés. Une bassine d'eau était déposée sur la table de chevet, ainsi qu'une pomme.. Soudainement, je la saisis avant de commencer à la grignoter, sans doute la faim qui me rongeait depuis deux jours. La porte s'ouvrit, et mon sauveur se présenta à moi. C'était un solide gaillard, a la carrure imposante. Il me jeta un regard chaleureux avant de dire quelques mots. « Tu as de la chance que j'étais là.. Il n'aurait fait qu'une bouchée de toi. Mais dit moi, que fais une si jeune fille seule dans la forêt, tu t'es perdue ? » J'entrepris de lui raconter toute l'histoire : L'attaque des maraudeurs, et la nuit dans la forêt. Il sembla choqué, mais réconfortant. Finalement, on dit que l'espoir fait vivre.. je dois bien le reconnaitre. Il me proposa de rester ici le temps que je me rétablisse.. ce n'était que quelques égratignures sans gravités.. Au fil des jours, j'appris que mon sauveur s'appelait Eldo, qu'il était chasseur, et qu'il avait eu une fille.. lorsque je demandai où était cette dernière, il ne me répondit pas, préférant éviter habillement la conversation. Pourtant, mes nuits étaient hantées par ces rires agaçants qui m'ont tout fait perdre.. je ne les oublierais jamais. La semaine suivante se passa rapidement, et j'ai pu reprendre des forces.. Un soir, alors que nous allions dormir.. il entra dans ma chambre, et me proposa de rester.. depuis ma rencontre avec lui, j'avais appris à le connaitre, et il avait pris soin de moi. J'hésitai un instant par politesse, puis j'acceptai. Dés lors, j'avais un foyer et une famille.. A mesure que je grandissais, Eldo m'apprenait toute sorte de choses dans l'art de la survie en milieu hostile.. et surtout, il m'appris la maniement de l'arc. Je dois dire qu'au début, j'étais tout sauf douée, mais au fil des jours qui passaient, à m'entrainer sur une cible de fortune, je m'améliorais sans cesse.. Je coulais des jours paisibles.. je vécus 5 ans là-bas, apprenant ses méthodes, abreuvant chaque conseils que mon père adoptif me donnait.. et le jour de mes 19 ans, je partis du foyer.. pour accomplir mon destin, mais aussi mon rêve.. mon rêve d'aventure au-delà des plaines, des forets et des continents.. Sur le chemin d'une ville nommée Hiel, mon histoire commence.. Description physique/mentale Mesurant son mètre soixante et onze, la jeune femme passe plutôt inaperçu dans la foule. Pour autant, sa carrure élancée font d'elle une personne dont on oublie rapidement le physique. Pourtant, Leïa est loin d'être laide, pas qu'elle soit pour autant une beauté à en faire tomber les hommes, mais tout de même. Sous de long cheveux d'un brun très prononcé se cachent deux yeux de chats bleus, un nez fin et gracieux, et une fine bouche rosée. Coté physique, la silhouette de la jeune femme est plutôt svelte, un corps plutôt classique aux proportions dans les moyennes. Bref, inutile d'aller plus loin pour dire que sans être un canon, Leïa n'en reste pas moins jolie à regarder. Coté psychologique, la mort de ses parents l'a profondément bouleversé, malgré le contant soutient de son père adoptif, elle est quelque peu peureuse, et n'assume pas de s'élever face au danger. Préférant la fuite ou la diplomatie au combat, elle n'hésitera cependant pas à utiliser son arc si sa vie est en danger. . Elle adore les chiots et sait monter un cheval, mais déteste les ours. Elle ne sait pas nager, mais sait écrire grâce à l'éducation de son père adoptif. | ||||||||||||||||||||||
| Salamandar Équipe du site / 42649 AW$
06/09/2010 17:02:56 |
Pendant la dégustation de sa première boisson (le whisky pour ceux qui ne suivent pas), Siegfried put entendre des bribes de discussions fortes intéressantes pour des personnes comme lui ou Ethan. C'est pour cela qu'il décida de mettre au parfum son partenaire qui, visiblement, n'avait rien entendu. - Eh partenaire, je ne sais pas où tu as planqué tes oreilles pour ne pas avoir entendu ce que les miennes viennent d'intercepter, mais il semblerait que certaines personnes aient besoin de nos services. Ca te dirait de reprendre le boulot plus tôt que prévu et d'en toucher deux mots au patron ? En attendant la réponse de son collègue mais néanmoins ami, Siegfried reprit une gorgée de ce délicieux breuvage qu'est le whisky.You overestimate your chances. Fine then... I'll just teach you all a lesson! | ||||||||||||||||||||||
| Game advance II Membre BAA / 44347 AW$
06/09/2010 17:13:28 |
Alors qu'il essayait d'ignorer un peu le vacarme environnant, la voix de Siegfried obligea Ethan à abandonner, l'obligeant à se concentrer sur les propos de son partenaire... Ceux-ci étaient relativement agréables à entendre, car, au moins, ils n'auraient pas à chercher pendant des heures pour un travail, vu que celui-ci, pour une fois, leur tombait presque dessus ! -Pourquoi pas, répondit-il, alors qu'il reprenait en main son verre d'alcool. Nous serions bien bêtes de ne pas profiter de l'occasion. Alors qu'il finissait de parler, il reprit un peu de ce breuvage qui, définitivement, était bien trop sucré.
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| Salamandar Équipe du site / 42649 AW$
06/09/2010 17:35:59 Edité 2 fois. Dernière fois le 06-09-10 à 17:39:08 |
- Alors allons y sans perdre une seconde.
Siegfried finit son verre d'une traite et se leva, laissant sa deuxième boisson sous la protection d'Ethan, avant de rejoindre Recan, patron de la Table du même nom, qui venait de prendre une commande. - Excusez moi. (Siegfried faisait tout son possible pour être poli lorsqu'il s'adressait à ses possibles futurs clients ou indics, même si cela n'était pas toujours son fort) Recan stoppa son élan et se retourna, près à écouter le mercenaire. - J'ai entendu dire que certaines personnes auraient besoin qu'on leur rendre un petit service, est-ce que vous en sauriez plus à ce sujet ?You overestimate your chances. Fine then... I'll just teach you all a lesson! | ||||||||||||||||||||||
| sorasupreme Membre + / 13948 AW$
06/09/2010 19:21:15 |
Si ça peut me faire gagner du fric, autant dire oui. Pourquoi pas, je vais m'y rendre répondit Isaac après un instant de réflexion (NdJ : cupide). Rangeant précautionneusement l'objet fragile dans son sac, le mage reprit son chemin en direction de la chaumière qu'avait indiqué son interlocuteur, admirant aussi le paysage (NdJ : et oui, malgré tous ses défauts, il aime bien la beauté). Le paquet était un peu plus lourd que prévu, et c'est avec un souffle plus ou moins (plus surtout) court qu'il arriva devant sa destination. L'érudit n'étant pas dehors, Isaac déposa délicatement son sac à terre et frappa à la porte de la chaumière.
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| Asca Membre + / 5961 AW$
06/09/2010 21:56:31 |
Info : La police reste donc Segoe Print. La première technique personnelle que vous pourrez créer se fera à partir du niveau 5. J'ai trouvé que le niveau 3, c'était trop tôt. Isaac Bovrec : Vous vous trouvez quelque part au Domaine des mousses, il est environ 11h10 Avant que le petit lutin rouge s'en aille, l'autochtone lui indiqua quelques renseignements précieux. - Ah, et pour rejoindre le QG des Hemingels, vous n'aurez qu'à revenir sur vos pas jusqu'au sanctuaire et vous continuerez tout droit. Comme si vous tourniez à gauche quand vous arriverez à l'intersection en fait. Après, il faudra passer sous une sorte d'arche et vous tomberez sur l'entrée du QG un peu plus loin. Il donna le paquet à Isaac et le remercia vivement avant de s'en remettre à d'autres activités. Quelques temps plus tard (ouais encore de la marche, c'est pas de bol), notre généreux Isaac parvînt à la petite demeure de ce monsieur Théodore. Après avoir toqué quelques coups, la porte s'entrouvrit et laissa apparaître un homme d'un âge déjà avancé (qui devait avoir la soixantaine quoi). - Oui ? Qu'est-ce que c'est ? Que voulez... Il posa les yeux sur le paquet que tenait le personnage qui venait de frapper à sa porte. - Ça... ah... je sais à qui ça appartient, fit-il avec un sourire. Il vous envoie ? J'imagine qu'il n'a pas eu le temps de venir. Il lui arrive souvent d'envoyer quelqu'un. Théodore saisit le paquet et proposa à notre ami d'entrer. - Comme c'est vous qui l'avez apporté, je ne vais pas vous laisser partir sans rien, déclara t-il en allant déposer le paquet sur une table. L'intérieur de la demeure était plutôt spécial. C'était un véritable capharnaüm. Les différentes étagères étaient recouvertes de parchemins poussiéreux dégageant une odeur de moisi commune aux vieux livres. D'ailleurs, entassés de manière à former des tours, les grimoires jonchaient le sol et il fallait être habile pour ne pas renverser une seule de ces structures peu stables. On pouvait voir que l'individu ne passait pas souvent le balais car la poussière s'était installée et formait de fines couches. Mais l'habitation avait l'air assez chaleureuse. - De toutes manières, j'avais déjà payé Kristo pour ça. Tenez, prenez ! Non, j'insiste, vous ne pouvez pas refuser ça me fait plaisir ! S'exclama t-il en voyant qu'Isaac refusait (genre, sale mythomane §§§). Isaac reçoit 10 quints ! - Je ne vous ai jamais vu dans le coin auparavant. Vous êtes nouveau ? Il l'examina quelques instants derrière ses lunettes, d'un air intéressé avec ses sourcils levés. – Vous pratiquez la magie. Celle qui est symbole de destruction, de purification et d'amour ardent. Vous n'avez pas la tâche facile, n'est-ce pas ? Le feu est boudé par notre peuple, ce qui est tout à fait compréhensible. Pourtant il est essentiel. Il le regarda à nouveau mais dans les yeux cette fois-ci. – Je ne vais pas vous accabler d'un cours de symbolisme de la magie, je suppose que vous en avez déjà eu pour votre compte, continua t-il avec un gloussement. En tant que mage sans obligation quelconque, puisque je ne vois aucun signe d'appartenance à l'armée, je suppose que vous pourriez vous rendre utile si vous avez le temps évidemment. Il marqua une pause en vérifiant le feu de cheminée. - Naturellement vous connaissez les golems enchantés. Ces créatures faîtes de blocs de pierre qui n'ont quasiment aucune volonté propre et qui s'animent par la simple puissance du flux magique qu'elles contiennent. Si vous avez le temps, j'aimerai que vous partiez à la recherche de quelques-uns de ces golems qui errent un peu partout. Kristo vous accompagnera car il sait comment extraire la magnétite dont est composé le cœur de ces créatures et que j'étudie. Cependant, il ne sait pas se battre et vous m'avez l'air de quelqu'un d'assez robuste pour abattre de petits golems. Repassez lorsque vous aurez le temps, je vous récompenserai gracieusement. Théodore remercia et congédia Isaac avant de lui demander son nom, par simple curiosité et parce qu'il avait oublié de lui demander auparavant. Une fois ceci fait, Isaac se retrouva à nouveau près du ruisseau. Isaac Bovrec, Mage de niveau 1 État : Tout va bien, enfin normalement... *vérifie son escarcelle* PV : 20/20 PE : 12/12 Techniques : (PM à distribuer = 0) Flammèche (PM : 0/50) Équipement : Arme principale : Bâton rudimentaire, + 1 magie, niveau 1 ( 30/30 ) Armure principale : Cape rouge démodée, + 1 résistance, niveau 1 ( 30/30 ) Armure secondaire : Gants usés, + 1 technique, niveau 1 ( 25/25 ) Accessoire : Aucun Bourse Besace rapiécée Autre(s) objet(s) : - Carte du monde - Bouquin du joueur parfait - Papiers d'identité ___________________________________________________________________________ Ethan Ridill & Siegfried Schwarzsturm : Vous vous trouvez à Jevodun, il est environ 12h50 Recan devait penser certainement à autre chose car il eut un petit temps d'absence avant de répondre. - Un service ? Quel genre de servi... Ses yeux se posèrent sur la lance que portait Siegfried dans son dos. - Ah, je vois, fit-il en se raclant la gorge et en resserrant les traits de son visage. Vous êtes... des sortes de mercenaires, n'est-ce pas ? Eh bien, je pense que vous êtes au bon endroit pour proposer vos services. Les soucis sont nombreux dans le coin. La plupart sont résolus par la milice, fort peu nombreuse pour cette petite ville, assurément. Mais, il y a pas mal de services que vous pourriez rendre effectivement... Il réfléchit un instant en se frottant le menton et en se caressant la barbe. - Eh ! Il y a bien Fadden qui aurait besoin d'un coup de main. Et... - Alors, ce vin de groseille, ça vient ? Ton service se dégrade Recan ! - Hum, voyez-vous je suis un peu occupé... Mathias ! Un homme assis au comptoir se retourna. - Tu veux bien expliquer à ce jeune homme pour Fadden ? C'est peut-être la solution à ses problèmes. Recan fila en direction des tables pour satisfaire ses clients laissant notre jeune mercenaire aux mains de ce Mathias, un type plutôt maigre et piètrement vêtu. - Vous vous intéressez à Fadden ? Questionna t-il sans même laisser le temps à Siegfried de répondre. C'est tant mieux pour lui. C'est un fermier qui cultive de l'orge juste au nord d'ici. Le problème c'est que ses champs sont infestés de vers géants depuis pas mal de temps et ils les dévastent. Du coup, son orge est détruit et la bière va bientôt moins couler à flot ici... dit-il d'un air dépité en regardant sa chope vide. - Il habite à l'extérieur de la ville, juste après la porte nord, dans une petite ferme. Vous devriez aller lui rendre visite. Enfin, si vous vous sentez de taille évidemment. Fichier audio Ethan Ridill, Épéiste de niveau 1 État : Tout va bien, enfin normalement... *vérifie son escarcelle* PV : 20/20 PE : 8/8 PA : 0 Techniques : (PM à distribuer = 0) Botte Fatale (PM : 0/50) Équipement : Arme principale : Épée rubigineuse, + 1 technique, niveau 1 ( 30/30 ) Fourreau rudimentaire, évite -5 durabilité arme, niveau 1 (-/-) Armure principale : Brigantine ringarde, + 1 défense, niveau 1 ( 30/30 ) Armure secondaire : Chaussures rudimentaires, + 1 vitesse, niveau 1 ( 25/25 ) Accessoire : Aucun Bourse Besace rapiécée Autre(s) objet(s) : - Carte du monde - Bouquin du joueur parfait - Papiers d'identité Siegfried Schwarzsturm, Hallebardier de niveau 1 État : Tout va bien, enfin normalement... *vérifie son escarcelle* PV : 21/21 PE : 10/10 PA : 0 Techniques : (PM à distribuer = 0) Estocade (PM : 0/50) Équipement : Arme principale : Lance émoussée, + 1 force, niveau 1 ( 30/30 ) Arme secondaire : Javelot basique, pas de bonus, niveau 1 ( 20/20 ) Armure principale : Cuirasse rouillée, + 1 défense, niveau 1 ( 30/30 ) Armure secondaire : Vieux casque, + 1 défense, niveau 1 ( 25/25 ) Accessoire : Aucun Bourse Besace rapiécée Autre(s) objet(s) : - Carte du monde - Bouquin du joueur parfait - Papiers d'identité ___________________________________________________________________________ | ||||||||||||||||||||||
| Salamandar Équipe du site / 42649 AW$
06/09/2010 22:35:37 Edité 3 fois. Dernière fois le 06-09-10 à 23:12:10 |
- Nous allons voir ce que nous pouvons faire pour votre ami. Merci du renseignement.
Des vers de terre géants... Voilà le dépaysement que j'attendais ! Siegfried se dépêcha de rejoindre Ethan qui venait de terminer son verre. - Prends tes affaires et suis moi, nous avons du pain sur la planche ! Siegfried s'apprêtait à quitter prestement la taverne lorsqu'il se souvint qu'un verre d'Hypocras n'attendais que lui. Il fit donc volte face, saisit ledit verre et le but d'une seule traite avant de quitter la Table de Recan, sans même vérifier que son compagnon le suivait (ne pensez pas qu'il se fiche de savoir si ce dernier le suit ou non, c'est juste qu'il le connaît assez bien pour savoir qu'Ethan le suit, tout simplement).You overestimate your chances. Fine then... I'll just teach you all a lesson! | ||||||||||||||||||||||
| Game advance II Membre BAA / 44347 AW$
06/09/2010 22:40:33 |
L'arrivée et la demande, aussi soudaine soit-elle, de son partenaire ne prit pas par surprise Ethan, qui l'avait vu aller discuter avec leurs futurs clients, et s'attendait donc à ce qu'ils aient un peu de travail... Cependant, la célérité avec laquelle il semblait vouloir s'en occuper l'étonnait quelque peu, aussi attendit-il qu'ils aient quitté la taverne, surtout à cause du bruit, pour l'interroger : -Que t'arrive-t-il ? Tu n'es pas si pressé, en général... C'est un travail urgent ?
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| Salamandar Équipe du site / 42649 AW$
06/09/2010 22:51:35 Edité 1 fois. Dernière fois le 06-09-10 à 23:11:57 |
Siegfried s'attendait à ce qu'Ethan soit surpris. L'hallebardier n'avait pas vraiment pour habitude de fuir de la sorte, sauf en cas de danger imminent, comme ce fut le cas dans la mine il y a quelques années de ça.
- Urgent ? Je n'en sais rien. Par contre, ce qui est sûr, c'est que l'on va devoir se battre ! Et pas contre n'importe quoi ! Nous allons avoir affaire à des vers géants qui mettent à sac les champs environnants ! Ca t'intéresse toujours ? La cadence de Siegfried ne faiblissait pas pendant qu'il expliquait ce qu'il avait appris à son partenaire, au contraire, cette discussion semblait motiver le mercenaire qui accélérait le pas !You overestimate your chances. Fine then... I'll just teach you all a lesson! | ||||||||||||||||||||||
| Game advance II Membre BAA / 44347 AW$
06/09/2010 23:00:59 Edité 1 fois. Dernière fois le 06-09-10 à 23:12:21 |
Des... vers géants ? Je sais qu'il faut une première fois pour tout, mais ça manque quand même prodigieusement de classe ! Où sont les bandits et autres fripouilles quand on a besoin d'eux ?... Enfin, c'est mieux que rien, et ça va nous changer de ce qu'on doit faire en général. Un peu de bagarre va nous faire le plus grand bien !
Malgré ses -relativement peu optimistes- premières pensées, Ethan parvint à se motiver (assez facilement, il faut le dire) pour tenir la cadence imposée par son partenaire, titillant à l'avance le pommeau de son arme, presque impatient, désormais, à l'idée de la tirer contre un véritable adversaire... -Bien sûr, que ça m'intéresse. C'est toujours mieux que de livrer des objets ou escorter des convois sur des routes sans histoire ! Nous allons enfin avoir une occasion de nous défouler un peu !
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| sorasupreme Membre + / 13948 AW$
06/09/2010 23:03:20 Edité 1 fois. Dernière fois le 06-09-10 à 23:15:43 |
Youpi, je vais enfin pouvoir utiliser mes pouvoirs sur quelque chose sans crainte de représailles !
Si Isaac pensait ça, son corps n'était pas spécialement d'accord : il lui faudrait revenir chercher le dénommé Kristo, celui qui lui avait indiqué le chemin, avant d'aller à l'endroit où se situent les golems en question. Soupirant envers la marche qui l'attendait, le mage chaud comme la braise (NdJ : ou pas) refit le chemin dans l'autre sens, avant d'arriver finalement de nouveau au croisement, et de reprendre la route pour arriver (enfin) au QG...
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